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12/05/2022

Psychologues en danger

PSYCHOLOGUE : UNE PROFESSION EN DANGER

Parce que nous sommes des psychologues engagés sur le terrain de la clinique depuis des années en de multiples situations,

Parce que nous sommes des psychologues qui n’avons jamais cessé de nous former dans les champs qui étaient les nôtres,

Parce que nous sommes des psychologues, hautement qualifiés, parfois devenus aussi chargés de cours ou universitaires,

Parce que nous sommes des psychologues qui cherchons à défendre des conditions à la fois décentes et pertinentes d’exercice,

Parce que nous sommes des psychologues soucieux de la protection de notre statut et adhérents, de fait, au SNP, à des collectifs ou à des associations respectueux de la profession,

Parce que nous sommes des psychologues qui définissons notre praxis en appui non seulement sur le Code de déontologie mais aussi, et surtout, sur une éthique de la rencontre,

Parce que nous sommes des psychologues particulièrement attentifs à la qualité de l’intervention proposée aux personnes en souffrance ou rencontrant des difficultés,

Parce que nous sommes des psychologues, nous refusons le dispositif Mon Psy sans compromission.

Le SNP a développé, en de nombreux communiqués, les motifs de son opposition et les raisons du boycott nécessaire de ce dispositif Low-Cost. Il n’est qu’un effet d’annonce !

Le SNP a dénoncé le leurre de ce dispositif au détriment d’un public en souffrance, au prix d’une externalisation de l’offre de soins psychiques et d’un démantèlement du Service Public.

Un jeu de bonneteau pour le public, vécu comme une carambouille par les psychologues.

Une lutte contre la subordination médicale, contre la précarisation, contre l’imposition idéologique de méthodes, contre la non reconnaissance de facto de nos compétences et spécificités, contre le mépris ressenti, contre la mise à mal des populations en souffrance, contre le déni de nos formations...

Le SNP s’est opposé à ce dispositif, devenu Parangon, qui va impacter l’ensemble des champs d’exercice : lors de la signature de conventions dans les maisons de santé ou centres de santé, par l’inféodation prescriptive dans le médico-psychologique voire le médico-social, par la diminution prévisible des tarifs en libéral, par la suppression progressive de l’accès libre, par la non-revalorisation salariale...

Le dispositif MonPsy est un danger pour l’ensemble des psychologues quelles que soient leur épistémologie et méthodes, leurs champs d’exercice, leurs activités salariales ou libérales, leurs expériences et leurs formations.

Nullement professionnels de santé, ni exécutants, ni taylorisés, les psychologues refusent toute dévalorisation, toute instrumentalisation et toute paramédicalisation.

Nous appelons à de multiples manifestations, en coordination et en convergence, avec les syndicats, les inter-collèges, les collectifs, les associations qui refusent tout compromis.

Nous appelons à soutenir et participerons à une manifestation des Psychologues en lutte
à la date du 10 juin 2022 après celle de 2021.



01/05/2022

Retour sur les interventions du matin du forum de convergences des psychologues en lutte

A suivre

29/04/2022

Lien vers le forum du 30/04/22

 Le forum du 30/04/22 en ligne

28/04/2022

Appel à manifester du SNP

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25/04/2022

Forum des psychologues en lutte 30/04/2022

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07/04/2022

Tribune des psychologues contre le dispositif Monps paru dans Le monde du 29.03.2022

L’appel des psychologues en colère : « Nous ne serons jamais des vendeurs de soins psychiques »
Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron et Olivier Véran se félicitent d’une réforme concernant le remboursement de consultations auprès d’un psychologue qu’ils présentent avec emphase comme une avancée historique pour les personnes en situation de détresse psychique. Que l’on ne s’y trompe pas. Beaucoup de psychologues sont favorables à un dispositif de remboursement des séances au nom d’une égalité d’accès aux soins psychiques. Et puis, ne boudons pas notre plaisir : notre métier est enfin reconnu d’utilité, loin des clichés sulfureux qu’il charrie encore parfois. Pour autant, le dispositif MonPsy, destiné à être mis en place au printemps, est inacceptable et dangereux pour nous comme pour nos futurs patients. L’ensemble de la profession n’a cessé de le dire, mais nos demandes et propositions sont restées lettre morte. Si bien que nous, psychologues libéraux et exerçant en institution, sommes aujourd’hui déterminés à boycotter ce dispositif dont nous étions pourtant nombreux à louer les motifs initiaux.
A titre liminaire, nous rappellerons au Président de la République et à son ministre des Solidarités et de la Santé que le libre accès au soin psychique prodigué par des psychologues existe dans son principe noble, inconditionnel et gratuit, depuis une cinquantaine d'années au sein de structures hospitalières et médico-sociales publiques. Or, ces établissements ne sont plus en capacité d’effectuer leur mission (les listes d’attente pour la prise en charge de nouveaux patients varient de plusieurs mois à plusieurs années) parce que les gouvernements successifs les ont laissés progressivement dépérir en limitant leurs moyens et en transformant leur esprit. Jamais en France le service public de la santé psychique n’a été à ce point malmené et déconsidéré : fermeture de services de psychiatrie dans la fonction publique hospitalière, exclusion systématique de notre métier dans les revalorisations salariales, maltraitance de psychologues structurellement sous-payés, usés et démissionnaires du fait de procédures les soumettant à des contraintes incessantes et dénuées de sens. Dans ce contexte désolant, le dispositif promu par l’Exécutif à destination du secteur libéral a tout de la poudre aux yeux jetée à des fins purement électoralistes. Qu’on en juge plutôt.
En premier lieu, les séances ne seront remboursées que sur adressage préalable d’un médecin. Dans notre pratique quotidienne, une orientation du médecin est parfaitement compatible avec notre exercice. De fait, les médecins, majoritairement non formés à la prise en charge de la souffrance psychique dans son versant psychothérapique, nous envoient régulièrement des patients pour avis et suivi dans ce qui est une collaboration confraternelle nécessaire et féconde. Mais l’adressage (qui n’est ici rien d’autre qu’une prescription déguisée) est une affaire différente : il dit ce qui est bon pour un patient et commande une exécution par un professionnel de santé. A ce titre, il est antagoniste à toute démarche de soin psychique qui s’inscrit dans un moment - le bon moment pour un patient - et dans une rencontre : la bonne rencontre entre le patient et son thérapeute. La santé mentale n’est pas qu’une affaire de médecine et de chimie, elle est aussi une affaire d’humanité, et les sciences humaines ont toute leur place dans la prise en charge de la souffrance psychique, à côté de la science médicale et sans nul besoin de lui être inféodée. La préservation de l’accès libre et direct aux psychologues doit être clairement garantie. 
D’autre part, les remboursements seront limités à une portion congrue de la population (250.000 personnes en année un, soit 0,5% de la population) et des troubles. De fait, seuls « les troubles d’intensité légère à modérés » seront concernés, et les personnes en burn-out, souffrant de troubles alimentaires ou d’une addiction, ou encore prenant un traitement anti-dépresseur seront de facto exclus de cette prise en charge. Quand les personnes seront plus gravement touchées, où trouveront-elles l'aide nécessaire ? Faudra-t-il attendre qu'elles soient hospitalisées pour être accompagnées décemment, si cela est encore possible ?
Le troisième danger de ce dispositif réside dans le fait qu’il ne propose le remboursement que de huit séances par an maximum. Huit, pas une de plus ! Cela montre une méconnaissance stupéfiante de notre profession et de ce qu’est une thérapie. Certaines thérapies courtes sont tout à fait fructueuses, et ce sont de toute façon les patients qui décident in fine du nombre de séances dont ils auront besoin. Mais pour que tout ce qui est douloureux et complexe puisse se dire, pour que l’élaboration de ce qui entrave puisse advenir, nos patients ont souvent besoin de plus de huit séances. Si le nombre de séances annuelles remboursées est limité à huit, comment allons-nous clore de manière imposée ce qui a commencé à s’ébaucher ? « Vous vous êtes livrés tout l’été ? Eh bien ! payez maintenant ! » Ou bien : « Revenez l’an prochain même si vos souffrances sont toujours aussi aigües ». Comment maintenir un lien de confiance avec nos patients qui devront alors payer de leur poche (s’ils en ont les moyens) pour continuer leur thérapie ? Cette rupture dans la continuité des soins est impossible à valider sur les plans éthique et thérapeutique, et nous demandons un rehaussement significatif du nombre de séances remboursées.
Quatrième problème enfin, le montant des huit séances remboursées a été fixé à trente euros, sans dépassement possible. Cette décision est lourde de conséquences parce qu’elle condamne l’ensemble de la profession à une paupérisation sans précédent. En temps ordinaire, le tarif d’une séance de thérapie est de soixante euros en moyenne. Ce n’est pas un montant anodin, mais c’est ce qui nous permet de recevoir sept ou huit patients par jour tout en payant nos charges, le loyer de notre cabinet, nos formations et nos supervisions. Par ailleurs, dans notre pratique quotidienne, nous adaptons déjà nos tarifs aux moyens de nos patients : trente euros la séance, et même parfois moins. Si nous pouvons le faire, c’est précisément parce que d’autres patients ont les moyens de payer plus. On pourrait nous rétorquer que l’afflux de patients, lié au dispositif de remboursement, permettrait de compenser la perte sèche subie par les psychologues. A ceci près qu’il est rigoureusement impossible de faire ce métier correctement si nous recevons les patients à la chaîne. Nous refusons de recevoir quinze à vingt patients par jour, entre vingt et trente minutes maximum, au risque de nous abîmer dans ce rythme et d’abîmer nos patients avec. La survie de la profession et d’un soin psychique dans le respect d'une éthique professionnelle et d’une qualité d’écoute est menacée si des psychologues ubérisés acceptent ce dispositif contraint du début à la fin.
La Cour des Comptes, dans son rapport qui appelle à la généralisation du dispositif de remboursement des séances de psychothérapie (Les parcours dans l’organisation des soins de psychiatrie, février 2021), semble pourtant percevoir le caractère ubuesque de la situation lorsqu’elle énonce que « la contrainte dans les soins mine l’alliance thérapeutique, reconnue comme précieuse dans le traitement ». L’autre ironie amère de la situation est que l’on nous dit tous les jours, en cette période de pandémie, à quel point notre travail est précieux et, pourtant, jamais nous n’avons eu le sentiment d’être autant méprisés. Victimes de la reconnaissance de notre métier, il nous faudrait désormais l’exercer au rabais. Et ce au motif que l’Etat ne se donne plus les moyens de financer les institutions publiques dont la mission est d’intervenir gratuitement pour les publics les plus fragiles.
Aussi, notre colère n’est en rien la traduction d’un quelconque réflexe corporatiste. Et par-delà ces questions brûlantes soulevées par notre profession, nous sommes aussi solidaires de tous les professionnels exerçant un métier au cœur de l’humain : soignants, enseignants, travailleurs sociaux, magistrats, etc. Comme nous, ils sont touchés mais luttent sans relâche pour préserver l’éthique et l’humanité qui fondent leurs pratiques. S'il y a destruction de nos métiers et perte de sens de nos missions, il se produira un désastre pour celles et ceux qui font appel à nous. Nous sommes et resterons des professionnels responsables de notre éthique et autonomes dans nos méthodes et pratiques. Nous ne sommes ni des robots ni des clones, et nous ne gérons ni des flux ni des stocks. Nous sommes des psychologues et nous ne serons jamais des vendeurs de soins psychiques. Là où l’Exécutif s’érige aujourd’hui en gestionnaire tatillon de l’intime, nous continuerons de prendre en charge la souffrance psychique d’êtres humains dont les problématiques, parce qu’elles sont diverses, complexes et singulières, ne seront jamais réductibles à un protocole contraint et standardisé.
VFC

07/02/2022

Communiqué de convergence des psychologues

C'est sans doute historique, l'ensemble de la profession est mobilisée dans un communiqué de convergence tout à fait clair pour refuser au delà du sort réservé aux psychologues, le projet de civilisation que le gouvernement néolibéral veut mettre en oeuvre. 

 

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29/01/2022

lien vers le chat en direct du forum "psychologues en luttes"

https://youtu.be/wLoKZnkFNFI

28/01/2022

Boycott de l'expérimentation par le SNP

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20/01/2022

FORUM 29/01/2022

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PROGRAMME

PROGRAMME

Matin 9H00 - 12h30

9h00 - Accueil
9h30-10h - Discours de bienvenue de M. le Maire

10h-11h15 Table ronde 1 - Les raisons de la mobilisation

Face aux réformes gouvernementales qui participent à une destruction massive de nos métiers de psychologues, les représentants des collectifs et associations exprimeront les raisons méthodologiques, éthiques et politiques qui les ont conduits à participer à cette journée de convergence

Animée par Roland Gori (Ada) et Stefan Chedri (Ada)

Avec Catherine Reichert (Les Signataires Collectif POP), Frédéric Tordo (M3P), Alain Abelhauser (SIUEERPP), Alain Vanier (EA), Angèle Terrier (ECF), Solenne Albert (APF), Roland Gori (Ada), Martine Vial-Durand (Collectif Nationale des Inter Collèges des Psychologues hospitaliers)

11h15-12h30 Table ronde 2 - Actions / Mobilisation des Collectifs et Inter-collèges de Psychologues

Comment se sont organisés les collectifs de psychologues ? Comment se sont mobilisés les inter-collèges ? Quel travail ont-ils mené jusque-là ? Comment travailler la communication et penser la diffusion d’une culture militante au sein de la profession ? Quelles actions à venir du point de vue des collectifs et des inter-collèges, et de leur rassemblement commun.

Animée par Catherine Reichert (Les Signataires Collectif POP) et Frédéric Tordo (Manifestepsy)

Avec Collectif Grand Ouest CO Psy GO, Collectif des Psychologues Normands, Collectif National des Inter Collèges des Psychologues hospitaliers, Collectif Grand Est pour la Défense du Secteur Médico-Social, Collectif Ne déshumanisons pas notre métier, Collectif Ariègeois, Inter Collège Midi-Pyrénées, Inter Collège des Psychologues PACA FPH, Inter Collège IDF, Inter Collège Nord Pas de Calais

13h45-15h00 Table ronde 3 - Quelles actions ?

Comment organiser la profession, modifier la formation pour améliorer le statut des psychologues ? Comment mobiliser les universitaires, les étudiants ? Quelles actions auprès des parlementaires, des médias, de la justice ? Comment consolider la solidarité entre psychologues salariés et libéraux

Animée par Albert Ciccone (SIUEERPP) et Patrick-Ange Raoult (SNP)

Avec Maud Vinet-Couchevellou (SNP), Pascal Le Maléfan (SNP), Cécile Bourdais (Collectif des 39, Printemps de la psychiatrie), Evi Stivaktaki (Collège des Psychologues de l'Arisse), Arnaud Chiche (sous réserve) (Collectif Santé en Danger)

15h05-16h20 Table ronde 4 - Déontologie, Code professionnel... et éthique

Un exercice professionnel s’accompagne nécessairement d’une déontologie. Et donc — peut-être ? — d’un code, voire d’un organisme — un « Ordre » ? susceptible de le faire appliquer. Mais rien de tout cela ne va complètement. de soi, d’autant que la déontologie la plus rigoureuse ne saurait se substituer à ce qui lie singulièrement un praticien à sa pratique : l’éthique.

Animée par Élise Marchetti (Manifestepsy) et Alain Abelhauser (SIUEERPP)

Avec : Magali Foynard (Manifestepsy, M3P), Élisabeth Robillard (Unsa Santé), Florent Simon (SNP), Fernando Vadillo (Collège psy, CGT)

16h25-16h40 Intervention patients + Pause 16h40-17h55 Table ronde 5 - Convergence des luttes

Dans de nombreux secteurs, des professionnels sont eux aussi confrontés à une logique de destruction des métiers et à la perte de sens de leurs missions. Leurs témoignages nous permettront de poursuivre nos réflexions et de les intégrer à l’organisation de nos résistances.

Animée par Claude Schauder (Ada) Marie Bakchine (Collectif Grand Est pour la défense du secteur médico-social) Avec des représentants des secteurs professionnels suivants: justice, presse, recherche, hôpital public, orthophonie

18h-18h30 – Synthèse et perspectives d’actions

INSCRIPTION GRATUITE EN PRESENTIEL ou EN DISTANCIEL (ZOOM) au FORUM Convergence des Psychologues en Lutte :

https://my.weezevent.com/convergente-des-psychologues-en-lutte

RETRANSMISSION EN DIRECT SUR YOU TUBE (lien à venir)

Salle des Fêtes Mairie de Montreuil 1 place Jean Jaurès 93100 Montreuil Métro Mairie de Montreuil (ligne 9)

APPEL NATIONAL A UNE CONVERGENCE DES PSYCHOLOGUES EN LUTTE

APPEL NATIONAL A UNE CONVERGENCE DES PSYCHOLOGUES EN LUTTE

Pourquoi nous refusons la casse des professions de psychologue

Toutes ces dernières années le New Public Management s’est donné pour mission de détruire massivement les métiers, en particulier du soin, jusqu’à produire la situation tragique et ubuesque que nos hôpitaux connaissent aujourd’hui. Pour masquer leurs responsabilités dans ces graves crises sanitaires, les responsables politiques tentent de mettre en œuvre des solutions palliatives, des soins de masse, rapides, techniques et automatiques. Afin d’« éponger » les longues listes d’attente des patients en souffrance que les établissements hospitaliers et médico-sociaux ne peuvent plus prendre en charge, les pouvoirs publics tentent à la fois de remplacer les psychiatres et les psychologues par des infirmiers, et les psychologues du public par des libéraux payés au rabais. Les établissements sont invités à se transformer en plateformes de services d’orientation et les praticiens en opérateurs techniques assurant des prises en charge courtes, standardisées, « ubérisées » sans ajustement singulier à chaque cas. Pour ces uber care proposés aux patients il n’est nul besoin de professionnels responsables de leur éthique et autonomes dans leurs méthodes. C’est la raison pour laquelle de tels praticiens se voient subordonnés à une autorité médicale ignorante ou bien éloignée de leurs métiers ou professions, contraints à devoir appliquer des protocoles techniques d’actes prolétarisés. Cette uberisation, doublée d’une technicisation, des professions de psychologues invités à pratiquer des uber care s’est mise en place sans aucune concertation avec les professionnels et ceux qui les représentent. Les belles paroles des gouvernants cachent mal leurs responsabilités dans ce désastre sanitaire et leur ignorance de notre profession autant que des besoins des patients auxquels elle répond. Les mots « ronflants » de « remboursement », d’ « accès au soin », de « reconnaissance des psychologues », cachent mal la détresse des patients abandonnés par les services publics, la carence de création de postes, le mépris de la profession et le non-respect de ceux qui l’exercent en toute responsabilité, dans l’autonomie de choix des méthodes adaptées à chaque cas.

C’est la raison pour laquelle la Convergence des psychologues en lutte appelle au boycott des dispositifs mis en place par le ministère Véran et demande aux Pouvoirs Publics une véritable concertation responsable et sérieuse afin de répondre à la situation d’urgence actuelle en matière de prise en charge psychologique des souffrances psychiques et sociales des citoyens.

Les Signataires

Appel des appels - Association des psychologues freudiens - Collectif Grand Est pour la défense du médico- social - Collectif National Inter-Collèges des psychologues hospitaliers- Espace analytique - École de la Cause freudienne - Les Signataires Collectif POP (Pas d'Ordre des Psychologues) - M3P - Manifeste des Psychologues cliniciens et des Psychologues Psychothérapeutes- Syndicat National des psychologues - Séminaire Inter-Universitaire Européen d’Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse- Unsa-Santé

Convergence des psychologues en lutte - forum du 29 janvier 2022

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19/11/2021

PETITION

L’accès direct aux psychologues : un enjeu de santé publique

Plusieurs départements et communes expérimentent actuellement la prise en charge des consultations de psychologues libéraux par la CPAM avec des conditions restrictives :

- prescription et contrôle du médecin traitant,

- pour des troubles et des populations spécifiques préalablement déterminés,

- un nombre de séances maximum imposé,

- un partage des données concernant l’intimité psychique.

Déjà un décret applique ce remboursement, dans les mêmes conditions, aux troubles neuro - développementaux de l’enfant. 

Si ces mesures reconnaissent, enfin, le rôle essentiel des psychologues face à ces enjeux fondamentaux de santé publique, elles restent très décalées par rapport aux besoins réels de la population.

Nous sommes d’accord avec la prise en charge des consultations des psychologues par la sécurité sociale, avec une rémunération qui doit être décente, et nous demandons à ce qu’elles soient en accès direct, sans prescription médicale, pour tous et sur tout le territoire pour une durée qui corresponde aux besoins du patient !

Cette pétition est lancée par CGT-UFMICT, FFPP, SIUEERPP et SNP

Lien : bilan des expérimentations des consultations en libéral pour adultes

http://chsevrey.reference-syndicale.fr/files/2019/08/Lacc...

30 111 ont signé. Prochain objectif : 35 000 !
 

01/09/2021

Nouvelle mobilisation 28/09/2021

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17/06/2021

Délégation reçue au ministère : FO et UNSA

Communiqué de presse

L’appel à la grève et à la mobilisation des psychologues le 10 juin 2021, lancé par l’intersyndicale UNSA Santé et Sociaux, FO Services publics et de Santé et FO Action Sociale afin de rallier le plus grand nombre de psychologues dans la défense et la reconnaissance de leur profession a été largement suivi à Paris comme dans de nombreuses villes de Province (près de 1500 à Paris, et de très nombreux rassemblements en province).

A Paris, une délégation FO et UNSA Santé et Sociaux a été reçue par Madame Bénédicte Roquette et Monsieur Philippe Romac membres du Cabinet du Ministre en charge du dossier des psychologues.

Nous avons tout d’abord rappelé notre opposition à tout projet de loi visant à créer un ordre des psychologues,

Nous avons eu l’assurance que le gouvernement ne soutenait pas l’initiative de députés qui l’avaient proposées.

Nous avons déposé notre cahier de revendications, à savoir :

• La réécriture de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques en instaurant une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;

• Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;

• Le respect de la circulaire d’avril 2012, quant à l’évaluation des psychologues et la garantie du maintien de la fonction formation, information, recherche, propre à la profession de psychologue ;

• L’accès direct du public aux psychologues, sans para médicalisation: les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;

  • La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération ;

  • L’augmentation du ratio promus-promouvables pour l’accès des psychologues à la catégorie Hors Classe ;

  • Un plan de titularisation massif des psychologues da la Fonction Publique Hospitalière ;

  • La création de postes supplémentaires pérennes dans les CMP, CMPP, afin de répondre décemment à la demande d’un public en souffrance afin de lui garantir l’accès sans délais. La création des CMPP et CMP nécessaires, contre Le projet en cours de création de « plateforme ressource médico-sociale pour la prise en charge des enfants avec des troubles neuro-développementaux »

    Après plus d’une heure d’échange, nous avons obtenus l’assurance qu’un groupe de travail et de concertation allait se réunir dans les prochains mois avec nos organisations syndicales. Nous y porterons nos revendications.

    Par ailleurs nous avons dénoncé l’absence de psychologues aux assises de la psychiatrie et de la santé mentale et demandé à être intégré à ce travail.

    Les syndicats FO et UNSA remercient l’ensemble des psychologues qui se sont mobilisés massivement. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites unitaires que nous donnerons et prendrons si les engagements ne sont pas tenus.

Délégation reçue au ministère : FO et UNSA

Communiqué de presse

L’appel à la grève et à la mobilisation des psychologues le 10 juin 2021, lancé par l’intersyndicale UNSA Santé et Sociaux, FO Services publics et de Santé et FO Action Sociale afin de rallier le plus grand nombre de psychologues dans la défense et la reconnaissance de leur profession a été largement suivi à Paris comme dans de nombreuses villes de Province (près de 1500 à Paris, et de très nombreux rassemblements en province).

A Paris, une délégation FO et UNSA Santé et Sociaux a été reçue par Madame Bénédicte Roquette et Monsieur Philippe Romac membres du Cabinet du Ministre en charge du dossier des psychologues.

Nous avons tout d’abord rappelé notre opposition à tout projet de loi visant à créer un ordre des psychologues,

Nous avons eu l’assurance que le gouvernement ne soutenait pas l’initiative de députés qui l’avaient proposées.

Nous avons déposé notre cahier de revendications, à savoir :

• La réécriture de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques en instaurant une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;

• Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;

• Le respect de la circulaire d’avril 2012, quant à l’évaluation des psychologues et la garantie du maintien de la fonction formation, information, recherche, propre à la profession de psychologue ;

• L’accès direct du public aux psychologues, sans para médicalisation: les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;

  • La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération ;

  • L’augmentation du ratio promus-promouvables pour l’accès des psychologues à la catégorie Hors Classe ;

  • Un plan de titularisation massif des psychologues da la Fonction Publique Hospitalière ;

  • La création de postes supplémentaires pérennes dans les CMP, CMPP, afin de répondre décemment à la demande d’un public en souffrance afin de lui garantir l’accès sans délais. La création des CMPP et CMP nécessaires, contre Le projet en cours de création de « plateforme ressource médico-sociale pour la prise en charge des enfants avec des troubles neuro-développementaux »

    Après plus d’une heure d’échange, nous avons obtenus l’assurance qu’un groupe de travail et de concertation allait se réunir dans les prochains mois avec nos organisations syndicales. Nous y porterons nos revendications.

    Par ailleurs nous avons dénoncé l’absence de psychologues aux assises de la psychiatrie et de la santé mentale et demandé à être intégré à ce travail.

    Les syndicats FO et UNSA remercient l’ensemble des psychologues qui se sont mobilisés massivement. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites unitaires que nous donnerons et prendrons si les engagements ne sont pas tenus.

11/06/2021

France culture parle de la grève des psychologues-journal du 10 juin 21

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15:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2021

« Désubjectivation versus besoin de parole »

« Désubjectivation versus besoin de parole »

Albert CICCONE (1)

La place des psychologues n’a jamais été aussi évidente. La crise sanitaire a mis à jour, s’il en était besoin, leur importance. Le besoin de parole et d’écoute n’a jamais été aussi manifeste. Une série télévisée (En thérapie) portant sur ce thème bat tous les scores d’audience. Les cabinets de psychologues libéraux n’ont jamais été aussi saturés. Le besoin de parler, d’être écouté, même à distance, en visio, est considérable.

Et pourtant les pouvoirs publics continuent inlassablement leur entreprise d’empêchement de la parole, de la pensée, leur entreprise de décervelage et de désubjectivation. Les psychologues doivent être contraints, contrôlés, assujettis, paramédicalisés, réduits à un technicisme subordonné à une idéologie positiviste, scientiste, déshumanisante. Et de plus rétribués d’une manière scandaleuse.

Ce rouleau compresseur désubjectivant sévit partout dans l’espace social. La maltraitance des psychologues n’en est qu’une illustration, un symptôme. Le discours scientiste au service du pouvoir médical et du pouvoir médiatique colonise l’ensemble du champ social. Les « experts » convoqués par les pouvoirs publics pour en être les porte-paroles ne sont experts qu’à la condition d’adhérer à ce discours dominant et de le reproduire, de le diffuser partout où cela est possible. Et notamment dans le champ de la santé mentale.

Ce ne sont pas les scientifiques, les chercheurs qui sont en cause. Ils sont bien souvent beaucoup plus humbles quant à la portée de leurs découvertes ou de leurs propositions que ne le sont ceux qui utilisent leurs recherches et leur font dire beaucoup plus que ce qu’elles disent. Ce ne sont pas les scientifiques qui sont en cause, mais ce que le discours social fait de leur science. Si un expert apparaît en blouse blanche, si de plus son titre contient le terme « neuro », et si son discours est compatible avec l’idéologie dominante, il est alors supposé dire le vrai et utilisé pour dicter les « bonnes pratiques ».

Un exemple. Une émission de radio est consacrée aux violences faites aux enfants, il est question des sanctions physiques, de la « fessée »... Un psy quelconque qui a l’habitude d’écouter des enfants essaie d’expliquer que la violence est traumatique et que les traumatismes dans l’enfance ont des effets sur le développement de la personnalité, sur la vie subjective, émotionnelle... Il est traité avec peu d’égard par le journaliste. Puis un biologiste, qui n’a probablement jamais vu un enfant en souffrance, explique que les études scientifiques prouvent que les traumatismes laissent des traces dans le cerveau... Tout d’un coup cela devient sérieux, puisque ça concerne le cerveau. Le journaliste s’enthousiasme, s’emballe pour dire qu’il faut alors interdire la fessée ! Mais il n’entend pas que les deux invités disent exactement la même chose. « Les traces dans le cerveau » n’est que la version neurobiologique des « traces dans la subjectivité », qui n’est que la version psychologique des « traces dans le cerveau », etc. ! Mais l’une des formulations est compatible avec les valeurs du discours dominant, l’autre non.

Autre exemple. Une émission télévisée parle de l’adolescence, et un scientifique, un vrai, c’est-à-dire un « neuro »-scientifique, explique, expérimentations à l’appui, que les adolescents ont le cerveau plus immature que les adultes – ce qui est un vrai scoop –, notamment leur cortex frontal, siège de la raison, est plus immature, et que leur cerveau agit et fonctionne davantage au niveau du centre qui s’occupe des émotions, c’est pourquoi les adolescents prennent des risques inconsidérés, se mettent en danger ou n’ont pas peur du danger. Autrement dit, nous ne sommes pas un sujet qui se développe, qui mature avec l’expérience, et qui agit avec les moyens qu’il a, avec le cerveau et les neurones à sa disposition, lesquels évoluent et se complexifient aussi avec l’expérience, mais c’est notre cerveau qui décide des actions que nous menons. Notre cerveau est là, à côté de nous, et nous obéissons à notre cerveau. Nous ne sommes que la somme de nos compétences cérébrales et comportementales. C’est cela la désubjectivation.

Les exemples peuvent se multiplier. C’est cette même logique qui envahit le champ du travail. Nous ne sommes plus des professionnels qui exerçons une profession, nous ne formons plus des professionnels, nous sommes une somme de compétences, nous formons des sacs de compétences. Les professions, celle de psychologue parmi d’autres, sont réduites à une somme de compétences. La déprofessionnalisation va de pair avec la désubjectivation.

Et c’est cette même logique, celle du rouleau compresseur de la désubjectivation, qui préside aux mesures accablantes qui visent les psychologues. La santé mentale est une affaire aussi de « sciences humaines ». La psychologie doit rester une science humaine, doit conserver son humanité, et doit s’opposer aux tentatives répétées de la réduire à une technique au service d’une idéologie du soin. Idéologie, encore une fois, positiviste, techniciste et désubjectivante – pour laquelle on ne soigne pas des sujets, mais des cerveaux.

Et les universités doivent veiller à maintenir, à garantir non seulement la pluralité des approches, mais l’humanité de la psychologie.

Heureusement, rien ne pourra écraser et faire taire le besoin de parole, le besoin d’être écouté et entendu dans sa singularité et sa subjectivité.

1. L’auteur est psychologue, psychanalyste, professeur de psychopathologie et psychologie clinique à l’université Lyon 2, SIUEERPP

Paru dans Lacan Quotidien 930 : https://lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2021/06/LQ-930.pdf

10 juin 2021 GREVE DES PSYCHOLOGUES

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MOBILISATION DES PSYCHOLOGUES
DES PSYCHOLOGUES MALTRAITÉS,
UNE POPULATION MALMENÉE
Ça suffit ! Nous demandons au Gouvernement et aux Pouvoirs Publics d’arrêter de se moquer des psychologues !
Halte à la prolifération des mesures et annonces qui disqualifient les psychologues, se construisent sans leur participation et sans leur avis !
La crise sanitaire a mis à jour les maux de notre société et découvre, entre autres, l’importance des psychologues. Or le Gouvernement s’emploie à nier leur place en imposant un accès sous prescription médicale qui pénalise le public, en limitant leur indépendance technique et en conditionnant leur exercice clinique.
Depuis plusieurs mois émanent du Gouvernement une succession de rapports et réglementations qui, sous-couvert de préoccupation humaniste pour la santé mentale de nos concitoyens, dénigrent chaque fois davantage les psychologues et menacent de plus en plus leurs pratiques :
→ rapport de l’IGAS méprisant les psychologues et ceux qui les forment ;
→ rapport de la Cour des Comptes soutenant une expérimentation de remboursement scandaleuse tant par les tarifs dérisoires octroyés que par les conditions de travail inadmissibles ;
→ cahier des charges d’ARS qui interdit les soins à certaines structures et les limite drastiquement à d’autres ;
→ et plus récemment, arrêté réduisant d’une manière caricaturale et inacceptable les compétences des psychologues qui interviennent auprès des enfants présentant certains troubles du développement.
L’accumulation de ces propositions suscite colère et opposition de la part de la grande majorité des organisations représentatives des psychologues et des enseignants-chercheurs en psychologie qui soulignent avec force leurs effets néfastes pour la profession comme pour les usagers.
➢ Nous dénonçons la méthode, anti-démocratique, qui ignore ostensiblement les organisations représentatives de la profession et la réalité des pratiques professionnelles. Nous dénonçons l'intention, manifeste, qui consiste à vouloir contrôler la profession, la mettre sous tutelle, la paramédicaliser, la disqualifier, l’instrumentaliser pour répondre à une idéologie et une volonté politique. L'engagement des professionnels au service de la population, l'utilité et l'efficacité de leurs pratiques ne sont plus à démontrer depuis longtemps. Nous refusons le mépris et le déni qu’on leur oppose !
➢ Nous condamnons l’abandon du service public et demandons la création massive de postes de psychologues dans le secteur public. Pendant qu’on chante leurs louanges, les psychologues sont oubliés et délibérément écartés du Ségur : dans la FPH, aucune revalorisation des grilles de salaire n'est prévue, le très faible passage en hors classe bloque le déroulement de carrière. Les conditions de travail se détériorent : embauches sur emploi précaire, CDD de 3 mois par exemple, attaques sur la fonction FIR, évaluation subjective avec des objectifs impossibles à atteindre. La profession de psychologue hospitalier est ainsi clairement dénigrée, reléguée au rang de non essentiel.
➢ Nous demandons le retrait de l’ensemble des projets et mesures annoncées :
→ retrait des différentes expérimentations en cours sur le remboursement des consultations et psychothérapies des psychologues, à des tarifs dérisoires qui ne permettent pas de vivre de son travail, et de plus sous contrôle médical ;
→ retrait du cahier des charges de l’ARS Nouvelle Aquitaine et autres régions ;
→ retrait des mesures administratives et des arrêtés imposant des techniques et méthodes exclusives, en particulier celui relatif aux enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux.
➢ Nous demandons l’accès libre aux psychologues dont la consultation doit être remboursée par la sécurité sociale, et rappelons que plusieurs pétitions dans ce sens rassemblent un nombre considérable de signatures. À la date d’aujourd’hui :
➢ Nous exigeons le respect de la loi de 1985, le respect de l’autonomie des psychologues et de la pluralité de leurs méthodes et pratiques. Nous exigeons la reconnaissance de leur éthique et de leur déontologie élaborée par 21 organisations ou syndicats de psychologues dans un Code qui est régulièrement réactualisé. Nous rejetons catégoriquement la proposition de loi de quelques députés en vue de créer un Ordre des psychologues qui participerait à leur disqualification et mise sous tutelle.
Signalons la toute récente pétition Signez la lettre pour le retrait de la proposition de loi sur un Ordre des psychologues (collectif) : déjà 5609 signatures. Plusieurs communiqués (CeréDéPsy, SFP, AFPEN, AEPU, SNP, FFPP, AnPsyCT, FSU, UNSA, SNPPN, Appel des Appels, SIUEERPP, etc.) vont dans le même sens.
Appel à mobilisation
Nous appelons à la mobilisation de tous les psychologues, quel que soit leur champ de pratique, tous les étudiants et enseignants-chercheurs en psychologie , et toutes celles et ceux qui sont préoccupés par la qualité du travail des psychologues, pour faire entendre leur mécontentement.
Nous appelons à manifester le jeudi 10 juin 2021 à 13h30 à Paris devant le Ministère de la santé
en province devant Préfectures ou ARS selon l’organisation locale proposée
Dans le cadre de cette mobilisation exceptionnelle nous demandons un rendez-vous auprès du Premier Ministre, du Ministre des solidarités et de la santé, du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’auprès des Ministres ou Secrétaires d’État concernés par la profession de psychologue (Affaires sociales, Handicap, etc.) et auprès des Directions administratives.
Avec l’ensemble des organisations représentatives des psychologues et des enseignants, nous attendons qu’un agenda s’ouvre sur une réflexion collective. Nous voulons que soient prises en compte les propositions de ces organisations, propositions qui répondent aux besoins du public et respectent les psychologues dans toute leur diversité.
Nous ne laisserons pas les Pouvoirs Publics décider pour nous, sans nous, et instrumentaliser notre profession !
Si vous êtes une association, une organisation, un syndicat, un collège, un collectif de psychologues ou autres et que vous souhaitez vous associer à cet appel, envoyez un mail à appel.10juin@gmail.com, nous ajouterons votre nom à la liste.

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Le Collège des Psychologues du CH Sud Seine et Marne

Le Collège des psychologues de l'EPSM de la Marne

Le Collège des psychologues de l’EPSM du Finistère Sud (Quimper)

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Collège des psychologues de l'hôpital André Grégoire de Montreuil

Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Bassin de Thau (Sète, Hérault)

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Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Gers

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Collège de l’EPSM de la Guadeloupe

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Collège des Psychologues de l’Etablissement  publique de Santé Mentale la Réunion et du Centre hospitalier Ouest Réunion

Collège des psychologues du Centre de Réadaptation de l’UGECAM Coubert

Collège de Psychologie du Centre Hospitalier Nior

Collège des psychologue de l’Association TEMPO de Ris-Orangis

15/05/2020

Confinement et sommeil

Bonjour à tous,

L'avenir nous dira si, pour ce blog, aujourd'hui est l'heure de la reprise, du déconfinement. Le point de départ de bien des énergies semble être d'en arriver à un sommeil qui permette l'éveil, les veilles. Qu'elles soient sanitaire ou d'écoute

Stratégies de gestion de l’impact du confinement sur le sommeil : une synthèse d’experts

En plus de l’impact psychologique du confinement et de l’épidémie, il existe des répercussions sur le sommeil qu’il faut prendre en compte par la mise en place de stratégies adaptées afin de maintenir un bon état de santé mental et de santé général. Le confinement peut désorganiser le sommeil en impactant, d’une part, les rythmes circadiens par une diminution de l’intensité des synchroniseurs extérieurs et, d’autre part, peut favoriser l’insomnie dans cette période de stress aigu. Enfin, le confinement peut être source d’une privation de sommeil chez ceux qui sont en première ligne et qui gèrent la crise. De plus, chez les enfants/adolescents le confinement peut également déstructurer les journées et ainsi avoir un impact sur la santé en générale. Pour cela, il est important de mettre en place certaines stratégies de préventions de ces perturbations de sommeil afin d’atténuer l’impact psychologique, infectieux et faire face de manière optimale à cette situation que nous vivons tous.

 

Mots clés

Sommeil
Rythmes circadiens
Insomnie
Privation de sommeil
Comportements de sommeil
Covid
Confinement
 

Introduction

Dans ce contexte de confinement lié au virus COVID-19, les médias et la littérature scientifique portent leur attention surtout sur l’évolution de la pandémie, l’impact psychologique de la quarantaine et les stratégies pour le réduire [1]. En effet, le confinement et une épidémie telle que celle du coronavirus COVD-19 sont des facteurs de stress important. Ce stress est renforcé par la peur d’être contaminé, de mourir et/ou de contaminer les proches (stress perçu augmenté), par l’isolement, le sentiment de solitude, de possibles tensions intrafamiliales (soutien social perçu diminué), la perte des routines, et des moyens d’action (contrôle perçu diminué). Tous ces facteurs peuvent avoir des répercussions psychologiques (anxiété, irritabilité, colère, dépression) importantes. Parmi les effets du confinement sur la santé, rarement sont évoquées les perturbations potentielles sur le sommeil ou la mise en place de stratégies pour maintenir une bonne qualité de sommeil alors que ce dernier joue un rôle central pour le maintien de notre santé mentale et de notre état de santé général. De plus, le sommeil est impliqué dans la modulation des paramètres immunitaires essentiels à la résistance de l’hôte [2][3], phénomène qui apparaît primordial dans ce contexte de réponse à un virus et de construction d’une mémoire immunitaire. Cet article a pour objectif de présenter l’impact de la quarantaine sur le sommeil des adultes et des enfants et les stratégies possibles permettant d’atténuer l’impact psychologique négatif du confinement.

Les impacts du confinement chez l’adulte

Même si les conditions actuelles de confinement ne sont pas strictement identiques à celles rencontrées dans les voyages dans l’espace ou lors de l’exploration en conditions extrêmes (mission en antarctique), la quarantaine présente des similitudes avec ces situations où le sommeil est d’une importance capitale [4]. La promiscuité, l’isolement, le stress chronique et la modification de l’intensité lumineuse que subissent les personnes confinées en milieu extrême sont des éléments majeurs pouvant favoriser les perturbations du sommeil (coucher retardé d’environ deux heures et diminution de la durée moyenne de sommeil) [5], et entraîner une modification des rythmes circadiens avec une réduction progressive de l’amplitude des rythmes biologiques liée à une modification progressive de la relation de phase entre le rythme circadien et rythme activité/repos [6]. Dans le cadre du confinement induit par l’épidémie du COVID-19, trois facteurs principaux sont impliqués dans la perturbation du sommeil et doivent être pris en compte.

Le premier facteur est l’impact sur les rythmes biologiques ou rythmes circadiens (qui sont des cycles de 24 heures, « circa » pour cycle et « diens » pour jour). Ces rythmes circadiens sont générés par des horloges biologiques endogènes, qui sont ajustées et remises à l’heure, en permanence par les « Zeitgebers » ou synchroniseurs [7][8][9]. Ces synchroniseurs vont permettre à l’horloge biologique centrale (composée par les noyaux supra-chiasmatiques situés à la partie antérieure de l’hypothalamus) de se synchroniser avec l’environnement et d’adapter l’ensemble des fonctions physiologiques, comme le système immuno-inflammatoire [10]. Le principal synchroniseur de ces rythmes biologiques est la lumière [8][11]. Elle est perçue dans la rétine par les cellules ganglionnaires à mélanopsine qui ont des projections vers l’horloge centrale, avec une influence sur les rythmes circadiens [8][11]. Le photopigment mélanopsine des cellules ganglionnaires est sensible essentiellement au spectre bleu (460–480 nm) de la lumière. En plus de synchroniser les horloges biologiques, la lumière bleue (aussi contenue dans la lumière blanche polychromatique) possède un effet éveillant [12]. Il existe d’autres synchroniseurs : les synchroniseurs non photiques (par définition qui n’impliquent pas la lumière) comme par exemple les rythmes sociaux, l’activité physique ou l’alimentation. Chez l’homme, ces synchroniseurs non photiques sont beaucoup moins puissants que le synchroniseur photique (la lumière). Cependant, la condition de confinement entraîne une réduction de l’action, voire la perte de ces Zeitgebers, ou bien une exposition à un mauvais moment de la journée, entraînant un défaut de synchronisation circadienne et donc un impact délétère sur le cycle veille-sommeil [4]. Deux mécanismes entrent en jeu :

une diminution de l’interaction entre processus circadien et homéostatique (impliqué dans la régulation du cycle veille sommeil) et développement d’altérations du sommeil comparables aux troubles du sommeil de la personne âgée [13] ;

Une désynchronisation circadienne, comparable à ce qu’on peut observer en situation de jet lag.

Ce défaut de synchronisation observé lors du confinement peut ainsi entraîner des altérations du sommeil ou de la qualité de l’éveil (difficulté d’endormissement, endormissement tardif, somnolence diurne…).

Pour pallier ces perturbations, il est important de garder un rythme le plus régulier possible et de renforcer la synchronisation de ces rythmes par l’intermédiaire notamment de :

la lumière : augmenter la lumière naturelle ou ambiante pendant la journée et surtout le matin ; éviter l’exposition à la lumière artificielle, en particulier l’éclairage ambiant et les écrans LED enrichis en bleu (éclairement mélanopique) avant l’heure du coucher [5] ;

les interactions sociales et horaires de sommeil : adopter des heures régulières et habituelles de coucher et de lever qui correspondent à son chronotype (sujets plutôt du matin ou du soir) et renforcer les interactions sociales autorisées pendant la journée (réseaux sociaux, téléphone, sms) ;

l’activité physique : pratiquer un exercice physique régulier en particulier le matin et éviter d’avoir une activité physique trop proche de l’heure du coucher ce qui pourrait augmenter l’activation physiologique et perturber le sommeil ultérieur.

Ces conseils visent à préserver le rythme circadien physiologique et la synchronie avec le système homéostatique dans la régulation du sommeil et sont détaillés dans la fiche de conseils d’expert (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Le deuxième facteur, lorsque la quarantaine est prolongée et associée à une situation anxiogène (telle que la pandémie COVID-19), correspond à des symptômes d’insomnie qui peuvent être fréquemment retrouvés. Même si c’est une réaction adaptée face à un facteur de stress aigu, il est important de mettre des mesures en place afin d’éviter la chronicisation de ces symptômes et permettre ainsi d’en atténuer les conséquences diurnes et les complications possibles comme les troubles dépressifs, les troubles anxieux ou encore les troubles addictifs. Ceci est possible dans cette période de confinement par la mise en place de mesures comportementales associées au sommeil. Limiter le stress, apprendre à l’identifier et le gérer est important et réduit efficacement l’insomnie (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro), mais peut ne pas être suffisant. Deux autres stratégies non pharmacologiques ont montré leur efficacité dans le trouble insomnie chronique [14].

Il s’agit, tout d’abord, de maintenir des « comportements de sommeil adaptés », en limitant la consommation de stimulants le soir, en préservant la chambre comme un lieu de détente et de sommeil, en limitant les facteurs environnementaux qui fragmentent le sommeil (bruit, lumière dans la chambre, etc.) et en ayant un contrôle de la température de la chambre (entre 18 et 20 degrés).

Ces mesures seront complétées par des consignes de contrôle du stimulus, à savoir, renforcer l’association « lit = sommeil ». Les sujets doivent faire attention à ne pas trop augmenter le temps passé dans leur lit dans ce contexte de confinement, qui doit être un lieu réservé au sommeil (proscrire la télévision, les consoles de jeux, et l’utilisation d’écran pour visionner des films/séries, pour accéder aux réseaux sociaux, télé-travailler dans son lit, etc.), à ne se coucher uniquement que lorsque la somnolence apparaît et ne pas passer de temps éveillé au lit ; à se lever à la même heure chaque matin même si les routines du fait du confinement ne sont plus présentes. Tout ceci dans l’idée d’ajuster le temps passé au lit au temps de sommeil et éviter le déconditionnement qui peut se mettre en place (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Le troisième facteur enfin est une réduction du temps de sommeil qui peut survenir également, en raison de conditions défavorables comme une promiscuité augmentée ou une réduction volontaire de son temps de sommeil dans le contexte d’une charge de travail supplémentaire (par exemple, pour les personnes en première ligne face au Covid). Ce facteur est important car la privation de sommeil peut rendre les sujets vulnérables aux infections virales [15]. La diminution du temps de sommeil augmente également le risque de troubles psychiatriques et addictifs [16]. De plus, la privation de sommeil en condition de confinement particulièrement a un impact sur les performances cognitives mais aussi sur la façon dont les sujets gèrent la prise de décision avec une augmentation de la prise de risques et de l’impulsivité [17]. L’ensemble de ces éléments a des répercussions dans la gestion émotionnelle individuelle et familiale. Il est donc essentiel de garder un temps total de sommeil correspondant à ses besoins et d’éviter une situation de privation chronique de sommeil. D’autant qu’a contrario, le confinement peut être l’occasion d’augmenter son temps de sommeil et diminuer ainsi une dette de sommeil chronique. Retrouver ainsi un rythme et un temps de sommeil plus proche de ses besoins de sommeil physiologique peut permettre une prise de conscience de certaines mauvaises habitudes mises en place dans la vie quotidienne et espérer un changement de comportement en sortie de confinement.

Les impacts du confinement chez l’enfant

Chez l’enfant, il existe des répercussions spécifiques en lien avec la scolarité. En effet, en réponse à la pandémie du COVID-19, de nombreux pays, tout d’abord l'Asie, puis l'Europe et enfin les États-Unis, ont ordonné la fermeture des écoles pour prévenir la propagation de cette infection. Bien que cette mesure soit nécessaire, la fermeture prolongée des écoles, associée au confinement au domicile, peut avoir des effets négatifs sur la santé physique et psychologique des enfants [18][19]. Même s’il existe peu d’études portant de façon spécifique sur l’impact du confinement chez l’enfant, les travaux qui ont exploré les conséquences des périodes sans école, comme les week-ends et les vacances d’été, montrent une prise de poids durant ces périodes en lien avec une diminution de l’activité physique, des horaires de sommeil irréguliers et des temps plus importants passés devant les écrans [18][20]. Il est probable que le confinement au domicile apparaisse alors comme un facteur aggravant les effets négatifs de ces périodes sans école.

Brazendale et al. ont décrit le concept de « Structured Days Hypothesis (SDH) », concept fondé sur la nécessité d’avoir des journées structurées (telles que la journée scolaire). Ceci permet une organisation planifiée, segmentée et supervisée par des adultes qui joue un rôle de protection globale de l’enfant [19]. Ce concept a d’abord été décrit dans le contexte de l’obésité croissante aux États-Unis où il est noté une prise de poids lors des vacances, comparé à la période scolaire et lors des week-ends comparé aux jours de semaine. Dans le SDH, on suppose que cette organisation planifiée routinière et régulière a un impact sur les comportements régulant la faim et la satiété des enfants [19]. Ce modèle conceptuel est structuré autour de quatre facteurs : l’activité physique, le temps d’inactivité/temps passé devant les écrans, le sommeil et l’alimentation. À notre avis, il est possible d’étendre ce concept aux perturbations du sommeil mais aussi à la santé en général des enfants dans ce contexte de confinement au domicile.

Les perturbations du sommeil chez les enfants et les adolescents ont un impact sur la qualité et la quantité du sommeil parental, mais aussi sur le fonctionnement global de la famille [21]. Les parents qui sont également à risque de troubles du sommeil dans ce contexte doivent proposer des comportements favorisant le sommeil à leur enfant. Il est donc crucial de proposer aux parents des stratégies favorisant le sommeil de leur enfant telles des horaires réguliers de sommeil et de réveil, de prêter attention aux facteurs environnementaux (tels que la lumière, le bruit et la température), de proposer des conditions adéquates pour le sommeil (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Conclusion

Dans le contexte de pandémie Covid, il apparaît essentiel de veiller aux besoins de sommeil des adultes et des enfants confinés, afin de limiter les perturbations du sommeil et réduire les risques psychologiques et infectieux ; ceci grâce au maintien d’un rythme régulier, de comportements de sommeil adaptés, d’un temps de sommeil suffisant et de stratégies comportementales contre l’insomnie.

 

Références

 

Une étude sur les conséquences du confinement sur le sommeil

25/11/2016

Incidences du sexuel

incidences du sexuel conférences du samedi.pdf

 

CONFERENCES DU SAMEDI

organisées par LAssociation Lacanienne Internationale et Espace analytique, en partenariat avec LARSEA.

 

INCIDENCES du SEXUEL

Freud, dès ses prmières hypothèses, reconnait l'incidence de la sexualité dans sa découverte de l'inconscient, et constate quun « continent noir » échappe radicalement à ses outils dexploration. Lacan poursuivra tout au long de son œuvre ce questionnement et apportera une lecture inédite du sexuel qui n'est pas sans faire énigme.

Nous invitons quelques collègues nous éclairer sur cette question du sexuel et de ses incidences dans la cure analytique.

 

15 octobre 2016 Marc DARMON

5 novembre 2016 Claude-Noële PICKMANN

3 décembre 2016 Didier LAURU

14 janvier 2017 Jean-Jacques TYSZLER

4 février 2017 Christian FIERENS

18 mars 2017 Jean-Pierre LEBRUN

1er avril 2017 Bernard TOBOUL

13 mai 2017 Alain VANIER

10 juin 2017 Marie PESENTI-IRRMANN et Marc MORALI

 

 

CHATEAU DANGLETERRE

Route du Château dAngleterre, 10 heures

67800 BISCHHEIM

 

RENSEIGNEMENT ET INSCRIPTION

Par télephone ou sur place 

 

Marie Pesenti-Irrmann Marc Morali

Espace Analytique Association Lacanienne Internationale

03 88 35 11 00 03 88 60 14 90

 

30/11/2015

COMMUNIQUE du SNP : Les psychologues enfin reconnus dans le Code de la santé publique comme acteurs de la mise en œuvre de la politique de santé mentale

Notre combat et nos rencontres avec les parlementaires couronnés de succès.

L’adoption par les députés de l’article 13 du projet de loi de modernisation de notre système de santé qui réécrit l’article L.3221-1 du Code de la santé publique (CSP) constitue une avancée décisive.

La profession est enfin reconnue dans le CSP, aux côtés des établissements de santé autorisés en psychiatrie et des médecins libéraux : les psychologues sont des acteurs notables de la mise en œuvre de la politique de santé mentale intervenant dans les domaines des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale.

Les psychologues, conformément au nouvel article L.3221-2 du CSP et comme l’ensemble des acteurs mentionnés à l’article L. 3221-1, pourront participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets territoriaux de santé mentale, dont l’objet est l’amélioration continue de l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture.

De plus, suite à l’adoption de l’article 26 bis B par les députés, le projet d’établissement des établissements de santé comportera dorénavant un projet psychologique.

Le SNP remercie les organisations partenaires dans ses démarches et les députés et sénateurs qui nous ont reçus et écoutés et qui ont porté notre revendication de reconnaissance de la profession dans les commissions des Affaires sociales et au parlement. Grâce à eux la place des psychologues dans la santé mentale est enfin reconnue à la hauteur de leur engagement professionnel et de leur travail auprès des patients, des équipes et des établissements.

Pour le Bureau national,

Jacques Borgy, Secrétaire général.

Contact presse : 06 82 16 44 71

 

Nouvel article L.3221-1 du CSP : « La politique de santé mentale comprend des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale. Elle est mise en œuvre par des acteurs diversifiés intervenant dans ces domaines, notamment les établissements de santé autorisés en psychiatrie, les médecins libéraux, les psychologues et l’ensemble des acteurs de la prévention, du logement, de l’hébergement et de l’insertion. »

22/09/2015

FO argumente contre l'entrée de la profession de psychologue dans le CSP

Allocution de Mme BERENI-MARZOUK, pour FO

Pour FO, il importe de clarifier d’abord le cadre et les objectifs de cette rencontre :

Le cadre

  1. Le sort des psychologues n’est qu’un point particulier dans la Loi de Santé. Il ne peut pas être considéré indépendamment de l’ensemble.
  2. Or notre syndicat rejette la loi de Santé, dans la mesure où elle impose encore plus d’économie par le Pacte de Responsabilité, c’est-à-dire encore moins de personnel, moins de formation, moins de salaire, moins de moyens en général.
  3. Pourtant, toute modification que le législateur envisage quant à la profession de psychologue mérite d’être considérée. Nous avons clairement exprimé nos revendications à l’égard des psychologues à l’occasion de plusieurs initiatives (Assemblée Générale réunissant 500 psychologues le 10 avril 2014, grève et manifestation du 19 juin 2014, etc).

Autrement dit, FO a accepté de répondre à votre invitation (non pas pour s’inscrire dans le cadre du projet de « loi modernisation de l’organisation de la santé » dont il demande le retrait, non pas pour être co-législateur) mais pour apporter son éclairage et porter ses revendications.

Les objectifs 

Les deux points que vous offrez au débat nous interrogent :

I - « le statut des psychologues dans le code de la santé publique ».

Pour FO, il n’y a pas lieu que les psychologues soient inscrits au Code de la santé publique

Il existe déjà un statut particulier du psychologue hospitalier, inscrit dans le statut de la FPH. Modifiable, amendable, améliorable.

Nous ne voyons aucune raison ni aucun avantage pour le psychologue du Titre IV d’être inscrit dans le Code des professions de santé, médicales et paramédicales. Y figurer serait abandonner ce qui fait l’essence même de notre profession.

 L’intervention du psychologue hospitalier n’est pas un soin « en soi », mais un « en creux » de l’hospitalisation, de la prise en charge hospitalière. Aucun texte officiel ne s’y trompe, pas même l’amendement récent de la loi de santé : il n’est toujours question que de « la singularité et des aspects psychologiques et de la dimension psychologique ».

 Il faut ici le réaffirmer clairement : le « soin » ne définit pas l’intervention du psychologue hospitalier. Alors qu’irait-il faire dans le Code de la Santé publique ?

 Rappelons que le Code de la Santé Publique contient notamment le Code de déontologie médicale que doivent respecter tous les professionnels de la santé lors de l'administration des soins de santé en France. Les activités de psychologue deviendraient des « soins de santé administrés ».

Entrer au CSP, ce serait devenir professionnel de santé, à ce titre dispensateur de « soins » psychologiques (ou psychiques ?) avec tous ses corollaires : « soins » remboursables sur prescription, redéfinition des fonctions et des missions, transferts de tâches (impossibilité de se soustraire à l'intégration d'un protocole de coopération entre « professionnels de santé »), perte du choix des outils et des méthodes, impossibilité de se soustraire à la divulgation des informations concernant le patient puisque ce serait dans le cadre de la « santé », un conseil de l’Ordre pour se conformer à l’organisation des profession de santé, etc

 Une fois les psychologues inscrits au Code de la santé publique, qui imagine le CNOM ou l’Académie de médecine renoncer brusquement à ce que la « psychologie »  ne soit pas une branche de la médecine, enseignée par la médecine ? Tous les rapports du CNOM depuis 60 ans sont à cet égard édifiants et le dernier en date, celui de Mr Cressard que vous citez dans votre propre Rapport n’échappe pas à la règle.

 Les collègues tentés par le Code de santé publique devraient considérer à cette aune le refus d’un projet de psychologie dans les établissements de santé …

Puisqu’il n’est question aujourd’hui que des psychologues exerçant dans un cadre hospitalier, rappelons que leurs missions ont été récemment définies par circulaire. Certes, il est extrêmement regrettable que ce ne soit pas un décret. Il n’en demeure pas moins que le rôle des psychologues à l’hôpital y est très suffisamment défini.

 A cela il faut ajouter la Charte de la Personne Hospitalisée, qu’on oublie souvent, qui a établi bien avant la nouvelle loi de santé - et maintenu lors de ses réactualisations - que « les établissements de santé assurent les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques de chacun d’eux. »

 

II - ENSUITE Le « rôle du psychologue en psychiatrie »

 Définir un rôle du psychologue « en psychiatrie » parallèlement à un psychologue hospitalier constituerait un dévoiement de l’objet de la Psychologie à l’hôpital.

 Pourquoi ne définirait-on pas - selon les besoins du moment - le rôle du psychologue en neurologie ou en cardiologie …? Il faut souligner qu’une telle démarche ne prendrait sens qu’à la condition que le psychologue hospitalier soit déjà rentré dans le CSP : le psychologue exerçant en psychiatrie ne pourrait alors se soustraire à l’injonction d’y jouer les rôles qu’on lui attribuerait, y compris d’autres rôles que celui qui lui est actuellement dévolu par sa formation, ses missions, ses fonctions, ses compétences (et leurs limites).

Nous ne doutons pas que votre préoccupation quant au rôle du psychologue en psychiatrie soit purement conjoncturelle. D’ailleurs vous proposiez déjà dans votre Rapport qu’après une formation ad-hoc, les infirmiers, les médecins généralistes et les psychologues cliniciens prennent chacun une part des missions dévolues aux psychiatres, dont on sait qu’ils manquent cruellement.

Pour nous résumer et en conclusion

Il nous est demandé aujourd’hui de pallier les pénuries médicales, conséquences des numerus clausus que nous avons toujours combattus.

Les appels à s’adapter à la nouvelle organisation de la santé et aux nouvelles répartitions du soin ne concernent pas le psychologue, ni auxiliaire médical, ni inscrit au Code de la Santé Publique.

Je rappellerais que lors de l’élaboration de la dernière version de la Fiche métier à la DGOS, il a été décidé à la majorité de sortir la profession de la Famille « Soin ».

Aucune formation initiale ou « supplémentaire » ne fera jamais d’un psychologue un professionnel susceptible d’assister, seconder voire remplacer un psychiatre.

Par conséquent :

 FO récuse :

 - l’offre faite au psychologue de rentrer dans le CSP.

- l’idée de la définition d’un rôle du psychologue en psychiatrie que permettrait l’inscription au Code de Santé publique. A l’hôpital, les psychologues hospitaliers disposent d’un statut particulier et d’une circulaire. Ces textes suffisent à définir leur pré carré en termes de formations, diplômes et fonctions.

On EST psychologue hospitalier, on ne modifie pas ses objectifs, ses valeurs et ses compétences en fonction d’injonctions circonstancielles.

FO suggère que les modifications sur lesquelles le législateur aurait à se pencher de toute urgence pour le psychologue hospitalier sont :

- la titularisation des 6000 psychologues sous emploi précaire dans la FPH,

- les grilles indiciaires indigentes, scandaleusement inchangées depuis 1992 !

- et pourquoi pas élever au rang de décret ces malheureuses circulaires qui se succèdent depuis 24 ans et qui définissent le rôle et les fonctions du psychologue hospitalier au Titre IV…

 

Communiqué de l'Inter Collège IDF

 Chers collègues

A l’initiative de Monsieur Robiliard, député de l’Assemblée Nationale, s’est tenue le 2 septembre dernier une rencontre avec l’ensemble des syndicats et organisations professionnelles préoccupés par le devenir de la profession.

Suite à cette réunion, les coordinateurs qui ont participé à cette séance de travail ont adressé le courrier ci-joint à Monsieur Robiliard et à l’ensemble des participants. Ceci vous permettra d’en prendre connaissance avant notre prochaine réunion qui aura lieu comme prévu:

Le Vendredi 9 Octobre de 10h à 16h à Paris.

Etant donné l’importance de votre avis concernant l’avenir de la profession, nous vous espérons nombreux à cette réunion.

A la question posée par Monsieur Robiliard concernant la possibilité d’une entrée dans le code de santé afin de sauver la présence de la profession dans les hôpitaux, il a été répondu comme suit par les différentes organisations présentes :

CGT : En préalable à toute autre question, la CGT tient à rappeler qu’elle est opposée au projet de loi de santé actuel. Elle souhaite une évolution du cadre de la santé incluant l’approche psychologique afin qu’il ne soit pas seulement traité du point de vue médical. Elle fait d’autre part un lien entre la reconnaissance de la profession et le projet psychologique d’établissement.

SUD a souhaité évoquer le contexte dans lequel ces questions sont posées, en l’occurrence le management et le taylorisme qui s’est installé à l’hôpital. Concernant l’organisation de la profession, ils ont souligné leur préférence pour les collèges et leur opposition à l’idée d’un projet psychologique. Concernant l’entrée dans le code de santé, SUD considère comme douteux que les psychologues puissent être considérés comme des soignants stricto sensu. Tout au plus, pourraient-ils revendiquer « le prendre soin ». La nécessité du FIR a été réaffirmée.

●SIUERPP : n’est pas contre l’idée de rentrer dans le code de santé à certaines conditions. Il conviendrait de se décaler de la santé en tant qu’idéal tout en ne s’opposant pas radicalement à cette question. Cela implique que soit prise en compte la singularité de chaque cas par des personnes formées et qu’il puisse y avoir une reconnaissance de cette fonction sociale. Il serait important d’affiner une définition du soin psychique.

Le SIUERPP a rappelé les évolutions des diplômes universitaires et leur répartition en 5 mentions très larges. Deux d’entre elles concerneraient plus particulièrement les psychologues susceptibles d’être recrutés pour exercer des fonctions cliniques à l’hôpital : la mention « psychopathologie clinique d’orientation psychanalytique » et la mention « psychopathologie clinique de la santé ». Le SIUERPP a rappelé son désaccord avec cette dernière dénomination qui entraine une confusion des approches.

UNSA : souligne que la para médicalisation fortement crainte comme conséquence majeure de l’entrée dans le code est déjà installée de fait. Il rappelle que les psychologues dépendent généralement des responsables médicaux pour pouvoir exercer leur liberté d’action pourtant prévue par leurs textes statutaires. Vous trouverez en pièce jointe un texte de l’UNSA adressé à Denys Robiliard ainsi qu’aux participants de la réunion suite à la rencontre.

- penser qu'une inscription dans le code de la santé n’implique pas la para médicalisation. (Les aumôniers sont dans le code de la santé sans pour autant être des para médicaux.)

- continuer à proposer l'inscription de notre profession dans un livre spécifique du CSP ni médical ni paramédical (péri médical ?) en insistant sur la formation universitaire en sciences humaines qui doit absolument continuer à être dispensée en dehors des facs de médecines afin de garantir la pluralité des regards à l'hôpital. »

CFDT : n’est pas dans une position forcément hostile à l’entrée dans le code. Elle en souligne toutefois les dangers et insiste sur les précautions nécessaires à prendre (quelle formulation, quel emplacement dans le code ?....)

SNP a repris les termes de la consultation juridique qu’il a effectuée auparavant. Il souligne que la santé en France et le code sont construit par et pour le médical, dans un esprit strictement médical impossible à contourner. Il se pose la question d’une autre entrée dans le code qui partirait des usagers. Dans cet esprit, la réintroduction de la dimension psychologique devrait logiquement permettre de mettre en place un droit d’accès aux psychologues à tout usager qui en ferait la demande.

FO s’est montré fermement opposé de façon argumentée à l’entrée dans le code de la profession de psychologues dans le Code de la Santé Publique. Vous trouverez en pièce jointe l’argumentaire de FO.

Nous vous transmettrons également, avec leur accord, les différents documents des organisations syndicales qui concernent ce débat.

Martine Vial-Durand et Nathalie Zottner Pour L’Inter-collèges IDF

 

Invitation à débattre de l'avenir de la profession : 9/10/15 à Paris

Chers collègues,

 A l’initiative de Monsieur Robiliard, député de l’Assemblée Nationale, s’est tenue le 2 septembre dernier une rencontre avec l’ensemble des syndicats et organisations professionnelles préoccupés par le devenir de la profession.

Suite à cette réunion, les coordinateurs qui ont participé à cette séance de travail ont adressé le courrier ci-joint à Monsieur Robiliard et à l’ensemble des participants. Ceci vous permettra d’en prendre connaissance avant notre prochaine réunion qui aura lieu comme prévu:

Le Vendredi 9 Octobre de 10h à 16h à Paris.

Etant donné l’importance de votre avis concernant l’avenir de la profession, nous vous espérons nombreux à cette réunion.

03/08/2015

Un communiqué du SNP

Les psychologues ignorés par la commission des affaires sociales du Sénat

Les sénateurs ont adopté en commission un amendement supprimant le projet psychologique des établissements de santé au motif que "le code de la santé publique ne reconnaît pas de professionnels de la psychologie", comme si ni les patients consultant les psychologues, ni l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 définissant le titre de psychologue ni les plus de 55000 psychologues praticiens inscrits sur le répertoire Adeli n’existaient parce que le Code de la santé publique n’y fait pas explicitement référence.

 Cet amendement est une injure à la profession de psychologue, à chacun de ses praticiens qui exercent dans tous les champs de la santé publique : soins somatiques, obstétrique, gériatrie, santé au travail, médico-social, éducation, justice, etc., et à tous ceux qui les consultent.

 Nous appelons les députés à rétablir la disposition que cet amendement sénatorial vise à supprimer si celui-ci est adopté par les sénateurs en séance et à aller plus loin encore dans la reconnaissance des professionnels de la psychologie que sont les psychologues en dotant la profession des dispositions qui manquent à sa totale reconnaissance comme un code de déontologie opposable adossé à un Haut conseil des psychologues.

 

J. BORGY, secrétaire général du SNP

Le 24 juillet 2015

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Il n'y a pourtant rien d'illogique à l'argumentation des sénateurs qui en l'état fait semble-t-il appel à une cohérence juridique !

13/10/2014

Une association nous invite

aube portes ouvertes.jpg

17/09/2014

PETTION pour défendre la profession de psychologue menacée de disparition

Pétition nationale pour la profession de psychologue et la psychologie en France  Cliquez ici pour signer

 

En vue de la future loi de santé :

Organisations signataires, psychologues et citoyens français,

Nous voulons ici manifester :

1. notre refus de la surmédicalisation de la santé psychique des citoyens français : toute souffrance n’est pas une maladie, et la santé n’est pas l’apanage du domaine médical ;

2. notre refus de la subordination de l’intervention du psychologue à une prescription médicale : les psychologues ne sont pas des rééducateurs du psychisme ;

3. notre refus de faire payer aux citoyens français des consultations psychologiques non remboursées à l'hôpital, alors même qu’ils sont pris en charge par le service public hospitalier ;

4. notre refus de la précarisation des conditions d’exercice des psychologues dans les services de santé : le travail sur et par le psychisme exige de garantir un cadre spécifique ;

5. notre refus du sacrifice de la formation des étudiants futurs psychologues par un dispositif de gratification qui tend à les exclure des terrains de stage hospitaliers.

Nous exprimons :

1. notre volonté de voir inscrire dans la loi de santé un véritable projet pour la santé psychique des français, en donnant aux psychologues et à la psychologie la place qui leur revient ;

2. notre volonté que soit instaurée une représentation adéquate de la profession de psychologue dans les instances locales, régionales et nationales du système sanitaire ;

3. notre volonté que soit créée une véritable filière psychologique dans les établissements de santé, afin d’y garantir des conditions d’exercice adaptées au métier de psychologue ;

4. notre volonté de voir protégés les citoyens contre les mésusages de la psychologie par l’instauration d’un Haut Conseil des Psychologues ;

5. notre volonté de permettre aux citoyens français d’accéder à une consultation de psychologue aussi facilement qu’à une prescription de médicaments psychotropes.

15/09/2014

Conférence jeudi 18/09/14

En préambule à la formation pour les psychologues de l’EPSAN
sur le thème « La crise : quand ça crise, ça crée ? »  qui se déroulera en octobre 2014,

l’Association des Psychologues de l’EPSAN en partenariat avec l’EPSAN a le plaisir de vous inviter à la conférence-débat tout public :

 La crise : une étape créatrice d’organisation ?

 présentée par le Pr. Thierry NOBRE*

le jeudi 18 septembre 2014 de 18h à 20h

 à la salle de conférences de l’EPSAN

   *Professeur de Sciences de Gestion - Directeur du laboratoire HuManiS - Directeur de l’Executive MBA Management hospitalier et des structures de santé (MH2S), auteur de l’ouvrage « L'innovation managériale à l'hôpital : 14 cas de mise en œuvre » Collection: Santé Social, Dunod en 2013.