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17/06/2021

Délégation reçue au ministère : FO et UNSA

Communiqué de presse

L’appel à la grève et à la mobilisation des psychologues le 10 juin 2021, lancé par l’intersyndicale UNSA Santé et Sociaux, FO Services publics et de Santé et FO Action Sociale afin de rallier le plus grand nombre de psychologues dans la défense et la reconnaissance de leur profession a été largement suivi à Paris comme dans de nombreuses villes de Province (près de 1500 à Paris, et de très nombreux rassemblements en province).

A Paris, une délégation FO et UNSA Santé et Sociaux a été reçue par Madame Bénédicte Roquette et Monsieur Philippe Romac membres du Cabinet du Ministre en charge du dossier des psychologues.

Nous avons tout d’abord rappelé notre opposition à tout projet de loi visant à créer un ordre des psychologues,

Nous avons eu l’assurance que le gouvernement ne soutenait pas l’initiative de députés qui l’avaient proposées.

Nous avons déposé notre cahier de revendications, à savoir :

• La réécriture de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques en instaurant une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;

• Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;

• Le respect de la circulaire d’avril 2012, quant à l’évaluation des psychologues et la garantie du maintien de la fonction formation, information, recherche, propre à la profession de psychologue ;

• L’accès direct du public aux psychologues, sans para médicalisation: les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;

  • La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération ;

  • L’augmentation du ratio promus-promouvables pour l’accès des psychologues à la catégorie Hors Classe ;

  • Un plan de titularisation massif des psychologues da la Fonction Publique Hospitalière ;

  • La création de postes supplémentaires pérennes dans les CMP, CMPP, afin de répondre décemment à la demande d’un public en souffrance afin de lui garantir l’accès sans délais. La création des CMPP et CMP nécessaires, contre Le projet en cours de création de « plateforme ressource médico-sociale pour la prise en charge des enfants avec des troubles neuro-développementaux »

    Après plus d’une heure d’échange, nous avons obtenus l’assurance qu’un groupe de travail et de concertation allait se réunir dans les prochains mois avec nos organisations syndicales. Nous y porterons nos revendications.

    Par ailleurs nous avons dénoncé l’absence de psychologues aux assises de la psychiatrie et de la santé mentale et demandé à être intégré à ce travail.

    Les syndicats FO et UNSA remercient l’ensemble des psychologues qui se sont mobilisés massivement. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites unitaires que nous donnerons et prendrons si les engagements ne sont pas tenus.

Délégation reçue au ministère : FO et UNSA

Communiqué de presse

L’appel à la grève et à la mobilisation des psychologues le 10 juin 2021, lancé par l’intersyndicale UNSA Santé et Sociaux, FO Services publics et de Santé et FO Action Sociale afin de rallier le plus grand nombre de psychologues dans la défense et la reconnaissance de leur profession a été largement suivi à Paris comme dans de nombreuses villes de Province (près de 1500 à Paris, et de très nombreux rassemblements en province).

A Paris, une délégation FO et UNSA Santé et Sociaux a été reçue par Madame Bénédicte Roquette et Monsieur Philippe Romac membres du Cabinet du Ministre en charge du dossier des psychologues.

Nous avons tout d’abord rappelé notre opposition à tout projet de loi visant à créer un ordre des psychologues,

Nous avons eu l’assurance que le gouvernement ne soutenait pas l’initiative de députés qui l’avaient proposées.

Nous avons déposé notre cahier de revendications, à savoir :

• La réécriture de l’arrêté du 10 mars 2021 pour son non-respect de la pluralité des approches psychologiques en instaurant une vision unique de l’évaluation des enfants présentant certains troubles du développement ;

• Le respect des statuts particuliers des psychologues et notamment le respect de la pluralité des méthodes, outils et orientations théoriques des psychologues ;

• Le respect de la circulaire d’avril 2012, quant à l’évaluation des psychologues et la garantie du maintien de la fonction formation, information, recherche, propre à la profession de psychologue ;

• L’accès direct du public aux psychologues, sans para médicalisation: les psychologues exigent le respect de la loi de 1985 et le respect de leur autonomie ;

  • La revalorisation des grilles indiciaires de rémunération ;

  • L’augmentation du ratio promus-promouvables pour l’accès des psychologues à la catégorie Hors Classe ;

  • Un plan de titularisation massif des psychologues da la Fonction Publique Hospitalière ;

  • La création de postes supplémentaires pérennes dans les CMP, CMPP, afin de répondre décemment à la demande d’un public en souffrance afin de lui garantir l’accès sans délais. La création des CMPP et CMP nécessaires, contre Le projet en cours de création de « plateforme ressource médico-sociale pour la prise en charge des enfants avec des troubles neuro-développementaux »

    Après plus d’une heure d’échange, nous avons obtenus l’assurance qu’un groupe de travail et de concertation allait se réunir dans les prochains mois avec nos organisations syndicales. Nous y porterons nos revendications.

    Par ailleurs nous avons dénoncé l’absence de psychologues aux assises de la psychiatrie et de la santé mentale et demandé à être intégré à ce travail.

    Les syndicats FO et UNSA remercient l’ensemble des psychologues qui se sont mobilisés massivement. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des suites unitaires que nous donnerons et prendrons si les engagements ne sont pas tenus.

11/06/2021

France culture parle de la grève des psychologues-journal du 10 juin 21

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15:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/06/2021

« Désubjectivation versus besoin de parole »

« Désubjectivation versus besoin de parole »

Albert CICCONE (1)

La place des psychologues n’a jamais été aussi évidente. La crise sanitaire a mis à jour, s’il en était besoin, leur importance. Le besoin de parole et d’écoute n’a jamais été aussi manifeste. Une série télévisée (En thérapie) portant sur ce thème bat tous les scores d’audience. Les cabinets de psychologues libéraux n’ont jamais été aussi saturés. Le besoin de parler, d’être écouté, même à distance, en visio, est considérable.

Et pourtant les pouvoirs publics continuent inlassablement leur entreprise d’empêchement de la parole, de la pensée, leur entreprise de décervelage et de désubjectivation. Les psychologues doivent être contraints, contrôlés, assujettis, paramédicalisés, réduits à un technicisme subordonné à une idéologie positiviste, scientiste, déshumanisante. Et de plus rétribués d’une manière scandaleuse.

Ce rouleau compresseur désubjectivant sévit partout dans l’espace social. La maltraitance des psychologues n’en est qu’une illustration, un symptôme. Le discours scientiste au service du pouvoir médical et du pouvoir médiatique colonise l’ensemble du champ social. Les « experts » convoqués par les pouvoirs publics pour en être les porte-paroles ne sont experts qu’à la condition d’adhérer à ce discours dominant et de le reproduire, de le diffuser partout où cela est possible. Et notamment dans le champ de la santé mentale.

Ce ne sont pas les scientifiques, les chercheurs qui sont en cause. Ils sont bien souvent beaucoup plus humbles quant à la portée de leurs découvertes ou de leurs propositions que ne le sont ceux qui utilisent leurs recherches et leur font dire beaucoup plus que ce qu’elles disent. Ce ne sont pas les scientifiques qui sont en cause, mais ce que le discours social fait de leur science. Si un expert apparaît en blouse blanche, si de plus son titre contient le terme « neuro », et si son discours est compatible avec l’idéologie dominante, il est alors supposé dire le vrai et utilisé pour dicter les « bonnes pratiques ».

Un exemple. Une émission de radio est consacrée aux violences faites aux enfants, il est question des sanctions physiques, de la « fessée »... Un psy quelconque qui a l’habitude d’écouter des enfants essaie d’expliquer que la violence est traumatique et que les traumatismes dans l’enfance ont des effets sur le développement de la personnalité, sur la vie subjective, émotionnelle... Il est traité avec peu d’égard par le journaliste. Puis un biologiste, qui n’a probablement jamais vu un enfant en souffrance, explique que les études scientifiques prouvent que les traumatismes laissent des traces dans le cerveau... Tout d’un coup cela devient sérieux, puisque ça concerne le cerveau. Le journaliste s’enthousiasme, s’emballe pour dire qu’il faut alors interdire la fessée ! Mais il n’entend pas que les deux invités disent exactement la même chose. « Les traces dans le cerveau » n’est que la version neurobiologique des « traces dans la subjectivité », qui n’est que la version psychologique des « traces dans le cerveau », etc. ! Mais l’une des formulations est compatible avec les valeurs du discours dominant, l’autre non.

Autre exemple. Une émission télévisée parle de l’adolescence, et un scientifique, un vrai, c’est-à-dire un « neuro »-scientifique, explique, expérimentations à l’appui, que les adolescents ont le cerveau plus immature que les adultes – ce qui est un vrai scoop –, notamment leur cortex frontal, siège de la raison, est plus immature, et que leur cerveau agit et fonctionne davantage au niveau du centre qui s’occupe des émotions, c’est pourquoi les adolescents prennent des risques inconsidérés, se mettent en danger ou n’ont pas peur du danger. Autrement dit, nous ne sommes pas un sujet qui se développe, qui mature avec l’expérience, et qui agit avec les moyens qu’il a, avec le cerveau et les neurones à sa disposition, lesquels évoluent et se complexifient aussi avec l’expérience, mais c’est notre cerveau qui décide des actions que nous menons. Notre cerveau est là, à côté de nous, et nous obéissons à notre cerveau. Nous ne sommes que la somme de nos compétences cérébrales et comportementales. C’est cela la désubjectivation.

Les exemples peuvent se multiplier. C’est cette même logique qui envahit le champ du travail. Nous ne sommes plus des professionnels qui exerçons une profession, nous ne formons plus des professionnels, nous sommes une somme de compétences, nous formons des sacs de compétences. Les professions, celle de psychologue parmi d’autres, sont réduites à une somme de compétences. La déprofessionnalisation va de pair avec la désubjectivation.

Et c’est cette même logique, celle du rouleau compresseur de la désubjectivation, qui préside aux mesures accablantes qui visent les psychologues. La santé mentale est une affaire aussi de « sciences humaines ». La psychologie doit rester une science humaine, doit conserver son humanité, et doit s’opposer aux tentatives répétées de la réduire à une technique au service d’une idéologie du soin. Idéologie, encore une fois, positiviste, techniciste et désubjectivante – pour laquelle on ne soigne pas des sujets, mais des cerveaux.

Et les universités doivent veiller à maintenir, à garantir non seulement la pluralité des approches, mais l’humanité de la psychologie.

Heureusement, rien ne pourra écraser et faire taire le besoin de parole, le besoin d’être écouté et entendu dans sa singularité et sa subjectivité.

1. L’auteur est psychologue, psychanalyste, professeur de psychopathologie et psychologie clinique à l’université Lyon 2, SIUEERPP

Paru dans Lacan Quotidien 930 : https://lacanquotidien.fr/blog/wp-content/uploads/2021/06/LQ-930.pdf

10 juin 2021 GREVE DES PSYCHOLOGUES

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MOBILISATION DES PSYCHOLOGUES
DES PSYCHOLOGUES MALTRAITÉS,
UNE POPULATION MALMENÉE
Ça suffit ! Nous demandons au Gouvernement et aux Pouvoirs Publics d’arrêter de se moquer des psychologues !
Halte à la prolifération des mesures et annonces qui disqualifient les psychologues, se construisent sans leur participation et sans leur avis !
La crise sanitaire a mis à jour les maux de notre société et découvre, entre autres, l’importance des psychologues. Or le Gouvernement s’emploie à nier leur place en imposant un accès sous prescription médicale qui pénalise le public, en limitant leur indépendance technique et en conditionnant leur exercice clinique.
Depuis plusieurs mois émanent du Gouvernement une succession de rapports et réglementations qui, sous-couvert de préoccupation humaniste pour la santé mentale de nos concitoyens, dénigrent chaque fois davantage les psychologues et menacent de plus en plus leurs pratiques :
→ rapport de l’IGAS méprisant les psychologues et ceux qui les forment ;
→ rapport de la Cour des Comptes soutenant une expérimentation de remboursement scandaleuse tant par les tarifs dérisoires octroyés que par les conditions de travail inadmissibles ;
→ cahier des charges d’ARS qui interdit les soins à certaines structures et les limite drastiquement à d’autres ;
→ et plus récemment, arrêté réduisant d’une manière caricaturale et inacceptable les compétences des psychologues qui interviennent auprès des enfants présentant certains troubles du développement.
L’accumulation de ces propositions suscite colère et opposition de la part de la grande majorité des organisations représentatives des psychologues et des enseignants-chercheurs en psychologie qui soulignent avec force leurs effets néfastes pour la profession comme pour les usagers.
➢ Nous dénonçons la méthode, anti-démocratique, qui ignore ostensiblement les organisations représentatives de la profession et la réalité des pratiques professionnelles. Nous dénonçons l'intention, manifeste, qui consiste à vouloir contrôler la profession, la mettre sous tutelle, la paramédicaliser, la disqualifier, l’instrumentaliser pour répondre à une idéologie et une volonté politique. L'engagement des professionnels au service de la population, l'utilité et l'efficacité de leurs pratiques ne sont plus à démontrer depuis longtemps. Nous refusons le mépris et le déni qu’on leur oppose !
➢ Nous condamnons l’abandon du service public et demandons la création massive de postes de psychologues dans le secteur public. Pendant qu’on chante leurs louanges, les psychologues sont oubliés et délibérément écartés du Ségur : dans la FPH, aucune revalorisation des grilles de salaire n'est prévue, le très faible passage en hors classe bloque le déroulement de carrière. Les conditions de travail se détériorent : embauches sur emploi précaire, CDD de 3 mois par exemple, attaques sur la fonction FIR, évaluation subjective avec des objectifs impossibles à atteindre. La profession de psychologue hospitalier est ainsi clairement dénigrée, reléguée au rang de non essentiel.
➢ Nous demandons le retrait de l’ensemble des projets et mesures annoncées :
→ retrait des différentes expérimentations en cours sur le remboursement des consultations et psychothérapies des psychologues, à des tarifs dérisoires qui ne permettent pas de vivre de son travail, et de plus sous contrôle médical ;
→ retrait du cahier des charges de l’ARS Nouvelle Aquitaine et autres régions ;
→ retrait des mesures administratives et des arrêtés imposant des techniques et méthodes exclusives, en particulier celui relatif aux enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux.
➢ Nous demandons l’accès libre aux psychologues dont la consultation doit être remboursée par la sécurité sociale, et rappelons que plusieurs pétitions dans ce sens rassemblent un nombre considérable de signatures. À la date d’aujourd’hui :
➢ Nous exigeons le respect de la loi de 1985, le respect de l’autonomie des psychologues et de la pluralité de leurs méthodes et pratiques. Nous exigeons la reconnaissance de leur éthique et de leur déontologie élaborée par 21 organisations ou syndicats de psychologues dans un Code qui est régulièrement réactualisé. Nous rejetons catégoriquement la proposition de loi de quelques députés en vue de créer un Ordre des psychologues qui participerait à leur disqualification et mise sous tutelle.
Signalons la toute récente pétition Signez la lettre pour le retrait de la proposition de loi sur un Ordre des psychologues (collectif) : déjà 5609 signatures. Plusieurs communiqués (CeréDéPsy, SFP, AFPEN, AEPU, SNP, FFPP, AnPsyCT, FSU, UNSA, SNPPN, Appel des Appels, SIUEERPP, etc.) vont dans le même sens.
Appel à mobilisation
Nous appelons à la mobilisation de tous les psychologues, quel que soit leur champ de pratique, tous les étudiants et enseignants-chercheurs en psychologie , et toutes celles et ceux qui sont préoccupés par la qualité du travail des psychologues, pour faire entendre leur mécontentement.
Nous appelons à manifester le jeudi 10 juin 2021 à 13h30 à Paris devant le Ministère de la santé
en province devant Préfectures ou ARS selon l’organisation locale proposée
Dans le cadre de cette mobilisation exceptionnelle nous demandons un rendez-vous auprès du Premier Ministre, du Ministre des solidarités et de la santé, du Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ainsi qu’auprès des Ministres ou Secrétaires d’État concernés par la profession de psychologue (Affaires sociales, Handicap, etc.) et auprès des Directions administratives.
Avec l’ensemble des organisations représentatives des psychologues et des enseignants, nous attendons qu’un agenda s’ouvre sur une réflexion collective. Nous voulons que soient prises en compte les propositions de ces organisations, propositions qui répondent aux besoins du public et respectent les psychologues dans toute leur diversité.
Nous ne laisserons pas les Pouvoirs Publics décider pour nous, sans nous, et instrumentaliser notre profession !
Si vous êtes une association, une organisation, un syndicat, un collège, un collectif de psychologues ou autres et que vous souhaitez vous associer à cet appel, envoyez un mail à appel.10juin@gmail.com, nous ajouterons votre nom à la liste.

ILS SOUTIENNENT L'APPEL
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Union nationale des syndicats autonomes

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Psychologue de l'Education Nationale

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Force Ouvrière Santé

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Sud Santé Sociaux

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Fédération syndicale unitaire

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CGT Educ'action

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Syndicat National de l'Ensemble des Personnels de l'Administration Pénitentiaire

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Syndicat National des Enseignements de Second degré

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Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social

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Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC

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SNU TEFI FSU

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La FSU territoriale

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Association Française des psychologues de l'Education Nationale

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L'Appel des appels

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Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

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Association lyonnaise pour une psychanalyse à partir de la clinique de l'enfant

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Printemps de la Psychiatrie

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Union syndicale de la psychiatrie

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Collectif POP (#Pas dOrdre des Psychologues)

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Inter-collèges des psychologues hospitali Le Collège des Psychologues de l'EPSM 74

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Collège des Psychologues Cliniciens spécialisés en neuropsychologie

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Manifeste des Psychologues cliniciens et des Psychologues psychothérapeutes

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Collège des Psychologues en Cancérologie d’Occitanie

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Groupement syndical des praticiens de la psychologie, psychothérapie, psychanalyse

Le Collège des psychologues du Centre hospitalier Le Vinatier

Collège des psychologues de l’hôpital Jean-Verdier

Le Collège des psychologues du Centre Hospitalier Départemental Vendée

Le Collège des psychologues du Centre hospitalier d’Uzes (Gard)

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Société française de psychologie

Le Collège des psychologues du centre hospitalier Lyon sud

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La Société française de thérapie familiale psychanalytique

Le Collège des Psychologue du GHRMSA (Haute-Alsace)

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Psychologues du Monde

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Association Lire Dolto aujourd'hui

Association de Psychologues du Cantal

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Association des psychologues cliniciens de Lille 3

Expressions Pour la Prévention de la Santé (Toulouse)

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Association des Psychologues du Cher

Actualité de la Psychanalyse à Troyes

Le Collège des psychologues du Centre Hospitalier Henri Guerin de Pierrefeu-du-Var

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Le Collège de l'EPSM Lille-Métropole

Le Collège des psychologues du Groupement Nord des HCL

Le Collège des psychologues du Centre des Massues (Lyon)

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Le Centre de recherches en psychopathologie et psychologie clinique de l'université Lyon 2

Collège des psychologues du Centre Hospitalier Maurice Despinoy (EPDSM de la Martinique)

Le Collège des psychologues de l’EPSM Daumezon 45

Le Collège des psychologues du Centre Hospitalier de Muret

Le Collège des psychologues du CHU de Tours

Le Collège des Psychologues Cliniciens de l'Isère

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Le Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Rouvray

Inter-Collège des psychologues Nord Pas de Calais

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Le Collège des psychologues du Centre Hospitalier de Béthune Beuvry (Pas de Calais)

Le Collège des psychologues du CHRU de Brest

APsyGé (Association de psychologues en gérontologie)

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Association des Psychologues du Limousin

Le Collège des psychologues du centre hospitalier de Mont de Marsan (Landes)

Le Collège des Psychologues du Groupement Hospitalier Artois Ternois

Le Collège des Psychologues du CH Sud Seine et Marne

Le Collège des psychologues de l'EPSM de la Marne

Le Collège des psychologues de l’EPSM du Finistère Sud (Quimper)

Le Collège des psychologues de l'EPSM de l'Agglomération Lilloise

Collège des psychologues du Centre hospitalier de Somain (59)

ELIPS (Echange Liaison Information des Psychologues de Savoie)

Collège des Psychologues du Centre Psychothérapique de Nancy

Collège des psychologues de Cadillac

Collège des psychologues de l'hôpital de Montfermeil (93)

Collège des psychologues du Centre Hospitalier de Draguignan (Var)

Collège des psychologues du CHR Metz Thionville (Moselle)

Collège des psychologues de l'hôpital André Grégoire de Montreuil

Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Bassin de Thau (Sète, Hérault)

Collège des Psychologues du Centre hospitalier La Candélie d'Agen

Collège des Psychologues de la Maison de Santé Protestante de Bordeaux Bagatelle

Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Gers

Collège des psychologues du Centre Hospitalier Jura Sud

Association des psychologues de l'Indre ""A TOUT PSY 36""

Collège des psychologues du CHI Robert Ballanger à Aulnay-Sous-Bois

Collège des Psychologues du CHRU de Nancy

Collège des psychologues de l'Association Accueil & Famille (Toulouse)

Collège des psychologues de l’Hôpital Nord Franche-Comté

Collège des psychologues du Centre Hospitalier Montperrin (Aix-en-Provence)

Collège des psychologues du CH Belair de Charleville-Mézières

Collège des psychologues du CHS de la Savoie

Collège des psychologues de l’hôpital Nord Ouest de Villefranche

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Collège des psychologues du Centre Hospitalier des Marches de Bretagne

Collège des Psychologues du Centre Hospitalier de l'Agglomération de Nevers

Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Cotentin (Cherbourg)

Collège des psychologues du Centre Hospitalier du Mans

Collège des psychologues du CHU de La Réunion

Collège des psychologues du centre hospitalier intercommunal de Meulan

Collège des psychologues du CHS Fondation du Bon Sauveur de la Manche

Collège des Psychologues du CHU de Toulouse

Collège des psychologues du CHANGE (Centre hospitalier Annecy Genevois)

InterCollèges des Psychologues Hospitaliers de Lorraine

Collectif des Psychologues du CH Lorquin

Collège des psychologues du Centre Hospitalier Pierre Lôo (Nièvre)

Collectif des psychologues du Centre Hospitalier Côte de Lumière des Sables d'Olonne

Collège des psychologues du Centre Hospitalier de Roanne

Collège des psychologues du Réseau Educatif de Meurthe-et-Moselle

Collège des psychologues de l'hôpital Saint-Jean de Dieu à Lyon

Collège des psychologues du Centre Hospitalier Alpes-Léman

Collège de psychologues de l’hôpital Bonnet Fréjus- Saint Raphaël

Collège des psychologues du Centre Hospitalier de Dieppe

Collège des psychologues du CH d'Aix en Provence

Département disciplinaire de Psychologie de l'Université Côte d'Azur

Collège des psychologues du Groupement Hospitalier Nord Dauphiné

Collège des psychologues de l'EPSM de la Sarthe

Collège des psychologues du CHU de Nice

Collège de l’EPSM de la Guadeloupe

Collège des Psychologues des Hôpitaux de Saint-Maurice

 Collège des Psychologues du CH d’Auch en Gascogne

Collège des psychologues du Groupe Hospitalier du Havre

Psychologues territoriaux du Département de Charente-Maritime

Collège des psychologues de Digne

Collège des Psychologues de l’Etablissement  publique de Santé Mentale la Réunion et du Centre hospitalier Ouest Réunion

Collège des psychologues du Centre de Réadaptation de l’UGECAM Coubert

Collège de Psychologie du Centre Hospitalier Nior

Collège des psychologue de l’Association TEMPO de Ris-Orangis

15/05/2020

Confinement et sommeil

Bonjour à tous,

L'avenir nous dira si, pour ce blog, aujourd'hui est l'heure de la reprise, du déconfinement. Le point de départ de bien des énergies semble être d'en arriver à un sommeil qui permette l'éveil, les veilles. Qu'elles soient sanitaire ou d'écoute

Stratégies de gestion de l’impact du confinement sur le sommeil : une synthèse d’experts

En plus de l’impact psychologique du confinement et de l’épidémie, il existe des répercussions sur le sommeil qu’il faut prendre en compte par la mise en place de stratégies adaptées afin de maintenir un bon état de santé mental et de santé général. Le confinement peut désorganiser le sommeil en impactant, d’une part, les rythmes circadiens par une diminution de l’intensité des synchroniseurs extérieurs et, d’autre part, peut favoriser l’insomnie dans cette période de stress aigu. Enfin, le confinement peut être source d’une privation de sommeil chez ceux qui sont en première ligne et qui gèrent la crise. De plus, chez les enfants/adolescents le confinement peut également déstructurer les journées et ainsi avoir un impact sur la santé en générale. Pour cela, il est important de mettre en place certaines stratégies de préventions de ces perturbations de sommeil afin d’atténuer l’impact psychologique, infectieux et faire face de manière optimale à cette situation que nous vivons tous.

 

Mots clés

Sommeil
Rythmes circadiens
Insomnie
Privation de sommeil
Comportements de sommeil
Covid
Confinement
 

Introduction

Dans ce contexte de confinement lié au virus COVID-19, les médias et la littérature scientifique portent leur attention surtout sur l’évolution de la pandémie, l’impact psychologique de la quarantaine et les stratégies pour le réduire [1]. En effet, le confinement et une épidémie telle que celle du coronavirus COVD-19 sont des facteurs de stress important. Ce stress est renforcé par la peur d’être contaminé, de mourir et/ou de contaminer les proches (stress perçu augmenté), par l’isolement, le sentiment de solitude, de possibles tensions intrafamiliales (soutien social perçu diminué), la perte des routines, et des moyens d’action (contrôle perçu diminué). Tous ces facteurs peuvent avoir des répercussions psychologiques (anxiété, irritabilité, colère, dépression) importantes. Parmi les effets du confinement sur la santé, rarement sont évoquées les perturbations potentielles sur le sommeil ou la mise en place de stratégies pour maintenir une bonne qualité de sommeil alors que ce dernier joue un rôle central pour le maintien de notre santé mentale et de notre état de santé général. De plus, le sommeil est impliqué dans la modulation des paramètres immunitaires essentiels à la résistance de l’hôte [2][3], phénomène qui apparaît primordial dans ce contexte de réponse à un virus et de construction d’une mémoire immunitaire. Cet article a pour objectif de présenter l’impact de la quarantaine sur le sommeil des adultes et des enfants et les stratégies possibles permettant d’atténuer l’impact psychologique négatif du confinement.

Les impacts du confinement chez l’adulte

Même si les conditions actuelles de confinement ne sont pas strictement identiques à celles rencontrées dans les voyages dans l’espace ou lors de l’exploration en conditions extrêmes (mission en antarctique), la quarantaine présente des similitudes avec ces situations où le sommeil est d’une importance capitale [4]. La promiscuité, l’isolement, le stress chronique et la modification de l’intensité lumineuse que subissent les personnes confinées en milieu extrême sont des éléments majeurs pouvant favoriser les perturbations du sommeil (coucher retardé d’environ deux heures et diminution de la durée moyenne de sommeil) [5], et entraîner une modification des rythmes circadiens avec une réduction progressive de l’amplitude des rythmes biologiques liée à une modification progressive de la relation de phase entre le rythme circadien et rythme activité/repos [6]. Dans le cadre du confinement induit par l’épidémie du COVID-19, trois facteurs principaux sont impliqués dans la perturbation du sommeil et doivent être pris en compte.

Le premier facteur est l’impact sur les rythmes biologiques ou rythmes circadiens (qui sont des cycles de 24 heures, « circa » pour cycle et « diens » pour jour). Ces rythmes circadiens sont générés par des horloges biologiques endogènes, qui sont ajustées et remises à l’heure, en permanence par les « Zeitgebers » ou synchroniseurs [7][8][9]. Ces synchroniseurs vont permettre à l’horloge biologique centrale (composée par les noyaux supra-chiasmatiques situés à la partie antérieure de l’hypothalamus) de se synchroniser avec l’environnement et d’adapter l’ensemble des fonctions physiologiques, comme le système immuno-inflammatoire [10]. Le principal synchroniseur de ces rythmes biologiques est la lumière [8][11]. Elle est perçue dans la rétine par les cellules ganglionnaires à mélanopsine qui ont des projections vers l’horloge centrale, avec une influence sur les rythmes circadiens [8][11]. Le photopigment mélanopsine des cellules ganglionnaires est sensible essentiellement au spectre bleu (460–480 nm) de la lumière. En plus de synchroniser les horloges biologiques, la lumière bleue (aussi contenue dans la lumière blanche polychromatique) possède un effet éveillant [12]. Il existe d’autres synchroniseurs : les synchroniseurs non photiques (par définition qui n’impliquent pas la lumière) comme par exemple les rythmes sociaux, l’activité physique ou l’alimentation. Chez l’homme, ces synchroniseurs non photiques sont beaucoup moins puissants que le synchroniseur photique (la lumière). Cependant, la condition de confinement entraîne une réduction de l’action, voire la perte de ces Zeitgebers, ou bien une exposition à un mauvais moment de la journée, entraînant un défaut de synchronisation circadienne et donc un impact délétère sur le cycle veille-sommeil [4]. Deux mécanismes entrent en jeu :

une diminution de l’interaction entre processus circadien et homéostatique (impliqué dans la régulation du cycle veille sommeil) et développement d’altérations du sommeil comparables aux troubles du sommeil de la personne âgée [13] ;

Une désynchronisation circadienne, comparable à ce qu’on peut observer en situation de jet lag.

Ce défaut de synchronisation observé lors du confinement peut ainsi entraîner des altérations du sommeil ou de la qualité de l’éveil (difficulté d’endormissement, endormissement tardif, somnolence diurne…).

Pour pallier ces perturbations, il est important de garder un rythme le plus régulier possible et de renforcer la synchronisation de ces rythmes par l’intermédiaire notamment de :

la lumière : augmenter la lumière naturelle ou ambiante pendant la journée et surtout le matin ; éviter l’exposition à la lumière artificielle, en particulier l’éclairage ambiant et les écrans LED enrichis en bleu (éclairement mélanopique) avant l’heure du coucher [5] ;

les interactions sociales et horaires de sommeil : adopter des heures régulières et habituelles de coucher et de lever qui correspondent à son chronotype (sujets plutôt du matin ou du soir) et renforcer les interactions sociales autorisées pendant la journée (réseaux sociaux, téléphone, sms) ;

l’activité physique : pratiquer un exercice physique régulier en particulier le matin et éviter d’avoir une activité physique trop proche de l’heure du coucher ce qui pourrait augmenter l’activation physiologique et perturber le sommeil ultérieur.

Ces conseils visent à préserver le rythme circadien physiologique et la synchronie avec le système homéostatique dans la régulation du sommeil et sont détaillés dans la fiche de conseils d’expert (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Le deuxième facteur, lorsque la quarantaine est prolongée et associée à une situation anxiogène (telle que la pandémie COVID-19), correspond à des symptômes d’insomnie qui peuvent être fréquemment retrouvés. Même si c’est une réaction adaptée face à un facteur de stress aigu, il est important de mettre des mesures en place afin d’éviter la chronicisation de ces symptômes et permettre ainsi d’en atténuer les conséquences diurnes et les complications possibles comme les troubles dépressifs, les troubles anxieux ou encore les troubles addictifs. Ceci est possible dans cette période de confinement par la mise en place de mesures comportementales associées au sommeil. Limiter le stress, apprendre à l’identifier et le gérer est important et réduit efficacement l’insomnie (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro), mais peut ne pas être suffisant. Deux autres stratégies non pharmacologiques ont montré leur efficacité dans le trouble insomnie chronique [14].

Il s’agit, tout d’abord, de maintenir des « comportements de sommeil adaptés », en limitant la consommation de stimulants le soir, en préservant la chambre comme un lieu de détente et de sommeil, en limitant les facteurs environnementaux qui fragmentent le sommeil (bruit, lumière dans la chambre, etc.) et en ayant un contrôle de la température de la chambre (entre 18 et 20 degrés).

Ces mesures seront complétées par des consignes de contrôle du stimulus, à savoir, renforcer l’association « lit = sommeil ». Les sujets doivent faire attention à ne pas trop augmenter le temps passé dans leur lit dans ce contexte de confinement, qui doit être un lieu réservé au sommeil (proscrire la télévision, les consoles de jeux, et l’utilisation d’écran pour visionner des films/séries, pour accéder aux réseaux sociaux, télé-travailler dans son lit, etc.), à ne se coucher uniquement que lorsque la somnolence apparaît et ne pas passer de temps éveillé au lit ; à se lever à la même heure chaque matin même si les routines du fait du confinement ne sont plus présentes. Tout ceci dans l’idée d’ajuster le temps passé au lit au temps de sommeil et éviter le déconditionnement qui peut se mettre en place (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Le troisième facteur enfin est une réduction du temps de sommeil qui peut survenir également, en raison de conditions défavorables comme une promiscuité augmentée ou une réduction volontaire de son temps de sommeil dans le contexte d’une charge de travail supplémentaire (par exemple, pour les personnes en première ligne face au Covid). Ce facteur est important car la privation de sommeil peut rendre les sujets vulnérables aux infections virales [15]. La diminution du temps de sommeil augmente également le risque de troubles psychiatriques et addictifs [16]. De plus, la privation de sommeil en condition de confinement particulièrement a un impact sur les performances cognitives mais aussi sur la façon dont les sujets gèrent la prise de décision avec une augmentation de la prise de risques et de l’impulsivité [17]. L’ensemble de ces éléments a des répercussions dans la gestion émotionnelle individuelle et familiale. Il est donc essentiel de garder un temps total de sommeil correspondant à ses besoins et d’éviter une situation de privation chronique de sommeil. D’autant qu’a contrario, le confinement peut être l’occasion d’augmenter son temps de sommeil et diminuer ainsi une dette de sommeil chronique. Retrouver ainsi un rythme et un temps de sommeil plus proche de ses besoins de sommeil physiologique peut permettre une prise de conscience de certaines mauvaises habitudes mises en place dans la vie quotidienne et espérer un changement de comportement en sortie de confinement.

Les impacts du confinement chez l’enfant

Chez l’enfant, il existe des répercussions spécifiques en lien avec la scolarité. En effet, en réponse à la pandémie du COVID-19, de nombreux pays, tout d’abord l'Asie, puis l'Europe et enfin les États-Unis, ont ordonné la fermeture des écoles pour prévenir la propagation de cette infection. Bien que cette mesure soit nécessaire, la fermeture prolongée des écoles, associée au confinement au domicile, peut avoir des effets négatifs sur la santé physique et psychologique des enfants [18][19]. Même s’il existe peu d’études portant de façon spécifique sur l’impact du confinement chez l’enfant, les travaux qui ont exploré les conséquences des périodes sans école, comme les week-ends et les vacances d’été, montrent une prise de poids durant ces périodes en lien avec une diminution de l’activité physique, des horaires de sommeil irréguliers et des temps plus importants passés devant les écrans [18][20]. Il est probable que le confinement au domicile apparaisse alors comme un facteur aggravant les effets négatifs de ces périodes sans école.

Brazendale et al. ont décrit le concept de « Structured Days Hypothesis (SDH) », concept fondé sur la nécessité d’avoir des journées structurées (telles que la journée scolaire). Ceci permet une organisation planifiée, segmentée et supervisée par des adultes qui joue un rôle de protection globale de l’enfant [19]. Ce concept a d’abord été décrit dans le contexte de l’obésité croissante aux États-Unis où il est noté une prise de poids lors des vacances, comparé à la période scolaire et lors des week-ends comparé aux jours de semaine. Dans le SDH, on suppose que cette organisation planifiée routinière et régulière a un impact sur les comportements régulant la faim et la satiété des enfants [19]. Ce modèle conceptuel est structuré autour de quatre facteurs : l’activité physique, le temps d’inactivité/temps passé devant les écrans, le sommeil et l’alimentation. À notre avis, il est possible d’étendre ce concept aux perturbations du sommeil mais aussi à la santé en général des enfants dans ce contexte de confinement au domicile.

Les perturbations du sommeil chez les enfants et les adolescents ont un impact sur la qualité et la quantité du sommeil parental, mais aussi sur le fonctionnement global de la famille [21]. Les parents qui sont également à risque de troubles du sommeil dans ce contexte doivent proposer des comportements favorisant le sommeil à leur enfant. Il est donc crucial de proposer aux parents des stratégies favorisant le sommeil de leur enfant telles des horaires réguliers de sommeil et de réveil, de prêter attention aux facteurs environnementaux (tels que la lumière, le bruit et la température), de proposer des conditions adéquates pour le sommeil (voir fiche expert Geoffroy et al. associée à ce numéro).

Conclusion

Dans le contexte de pandémie Covid, il apparaît essentiel de veiller aux besoins de sommeil des adultes et des enfants confinés, afin de limiter les perturbations du sommeil et réduire les risques psychologiques et infectieux ; ceci grâce au maintien d’un rythme régulier, de comportements de sommeil adaptés, d’un temps de sommeil suffisant et de stratégies comportementales contre l’insomnie.

 

Références

 

Une étude sur les conséquences du confinement sur le sommeil

25/11/2016

Incidences du sexuel

incidences du sexuel conférences du samedi.pdf

 

CONFERENCES DU SAMEDI

organisées par LAssociation Lacanienne Internationale et Espace analytique, en partenariat avec LARSEA.

 

INCIDENCES du SEXUEL

Freud, dès ses prmières hypothèses, reconnait l'incidence de la sexualité dans sa découverte de l'inconscient, et constate quun « continent noir » échappe radicalement à ses outils dexploration. Lacan poursuivra tout au long de son œuvre ce questionnement et apportera une lecture inédite du sexuel qui n'est pas sans faire énigme.

Nous invitons quelques collègues nous éclairer sur cette question du sexuel et de ses incidences dans la cure analytique.

 

15 octobre 2016 Marc DARMON

5 novembre 2016 Claude-Noële PICKMANN

3 décembre 2016 Didier LAURU

14 janvier 2017 Jean-Jacques TYSZLER

4 février 2017 Christian FIERENS

18 mars 2017 Jean-Pierre LEBRUN

1er avril 2017 Bernard TOBOUL

13 mai 2017 Alain VANIER

10 juin 2017 Marie PESENTI-IRRMANN et Marc MORALI

 

 

CHATEAU DANGLETERRE

Route du Château dAngleterre, 10 heures

67800 BISCHHEIM

 

RENSEIGNEMENT ET INSCRIPTION

Par télephone ou sur place 

 

Marie Pesenti-Irrmann Marc Morali

Espace Analytique Association Lacanienne Internationale

03 88 35 11 00 03 88 60 14 90

 

30/11/2015

COMMUNIQUE du SNP : Les psychologues enfin reconnus dans le Code de la santé publique comme acteurs de la mise en œuvre de la politique de santé mentale

Notre combat et nos rencontres avec les parlementaires couronnés de succès.

L’adoption par les députés de l’article 13 du projet de loi de modernisation de notre système de santé qui réécrit l’article L.3221-1 du Code de la santé publique (CSP) constitue une avancée décisive.

La profession est enfin reconnue dans le CSP, aux côtés des établissements de santé autorisés en psychiatrie et des médecins libéraux : les psychologues sont des acteurs notables de la mise en œuvre de la politique de santé mentale intervenant dans les domaines des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale.

Les psychologues, conformément au nouvel article L.3221-2 du CSP et comme l’ensemble des acteurs mentionnés à l’article L. 3221-1, pourront participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets territoriaux de santé mentale, dont l’objet est l’amélioration continue de l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture.

De plus, suite à l’adoption de l’article 26 bis B par les députés, le projet d’établissement des établissements de santé comportera dorénavant un projet psychologique.

Le SNP remercie les organisations partenaires dans ses démarches et les députés et sénateurs qui nous ont reçus et écoutés et qui ont porté notre revendication de reconnaissance de la profession dans les commissions des Affaires sociales et au parlement. Grâce à eux la place des psychologues dans la santé mentale est enfin reconnue à la hauteur de leur engagement professionnel et de leur travail auprès des patients, des équipes et des établissements.

Pour le Bureau national,

Jacques Borgy, Secrétaire général.

Contact presse : 06 82 16 44 71

 

Nouvel article L.3221-1 du CSP : « La politique de santé mentale comprend des actions de prévention, de diagnostic, de soins, de réadaptation et de réinsertion sociale. Elle est mise en œuvre par des acteurs diversifiés intervenant dans ces domaines, notamment les établissements de santé autorisés en psychiatrie, les médecins libéraux, les psychologues et l’ensemble des acteurs de la prévention, du logement, de l’hébergement et de l’insertion. »

22/09/2015

FO argumente contre l'entrée de la profession de psychologue dans le CSP

Allocution de Mme BERENI-MARZOUK, pour FO

Pour FO, il importe de clarifier d’abord le cadre et les objectifs de cette rencontre :

Le cadre

  1. Le sort des psychologues n’est qu’un point particulier dans la Loi de Santé. Il ne peut pas être considéré indépendamment de l’ensemble.
  2. Or notre syndicat rejette la loi de Santé, dans la mesure où elle impose encore plus d’économie par le Pacte de Responsabilité, c’est-à-dire encore moins de personnel, moins de formation, moins de salaire, moins de moyens en général.
  3. Pourtant, toute modification que le législateur envisage quant à la profession de psychologue mérite d’être considérée. Nous avons clairement exprimé nos revendications à l’égard des psychologues à l’occasion de plusieurs initiatives (Assemblée Générale réunissant 500 psychologues le 10 avril 2014, grève et manifestation du 19 juin 2014, etc).

Autrement dit, FO a accepté de répondre à votre invitation (non pas pour s’inscrire dans le cadre du projet de « loi modernisation de l’organisation de la santé » dont il demande le retrait, non pas pour être co-législateur) mais pour apporter son éclairage et porter ses revendications.

Les objectifs 

Les deux points que vous offrez au débat nous interrogent :

I - « le statut des psychologues dans le code de la santé publique ».

Pour FO, il n’y a pas lieu que les psychologues soient inscrits au Code de la santé publique

Il existe déjà un statut particulier du psychologue hospitalier, inscrit dans le statut de la FPH. Modifiable, amendable, améliorable.

Nous ne voyons aucune raison ni aucun avantage pour le psychologue du Titre IV d’être inscrit dans le Code des professions de santé, médicales et paramédicales. Y figurer serait abandonner ce qui fait l’essence même de notre profession.

 L’intervention du psychologue hospitalier n’est pas un soin « en soi », mais un « en creux » de l’hospitalisation, de la prise en charge hospitalière. Aucun texte officiel ne s’y trompe, pas même l’amendement récent de la loi de santé : il n’est toujours question que de « la singularité et des aspects psychologiques et de la dimension psychologique ».

 Il faut ici le réaffirmer clairement : le « soin » ne définit pas l’intervention du psychologue hospitalier. Alors qu’irait-il faire dans le Code de la Santé publique ?

 Rappelons que le Code de la Santé Publique contient notamment le Code de déontologie médicale que doivent respecter tous les professionnels de la santé lors de l'administration des soins de santé en France. Les activités de psychologue deviendraient des « soins de santé administrés ».

Entrer au CSP, ce serait devenir professionnel de santé, à ce titre dispensateur de « soins » psychologiques (ou psychiques ?) avec tous ses corollaires : « soins » remboursables sur prescription, redéfinition des fonctions et des missions, transferts de tâches (impossibilité de se soustraire à l'intégration d'un protocole de coopération entre « professionnels de santé »), perte du choix des outils et des méthodes, impossibilité de se soustraire à la divulgation des informations concernant le patient puisque ce serait dans le cadre de la « santé », un conseil de l’Ordre pour se conformer à l’organisation des profession de santé, etc

 Une fois les psychologues inscrits au Code de la santé publique, qui imagine le CNOM ou l’Académie de médecine renoncer brusquement à ce que la « psychologie »  ne soit pas une branche de la médecine, enseignée par la médecine ? Tous les rapports du CNOM depuis 60 ans sont à cet égard édifiants et le dernier en date, celui de Mr Cressard que vous citez dans votre propre Rapport n’échappe pas à la règle.

 Les collègues tentés par le Code de santé publique devraient considérer à cette aune le refus d’un projet de psychologie dans les établissements de santé …

Puisqu’il n’est question aujourd’hui que des psychologues exerçant dans un cadre hospitalier, rappelons que leurs missions ont été récemment définies par circulaire. Certes, il est extrêmement regrettable que ce ne soit pas un décret. Il n’en demeure pas moins que le rôle des psychologues à l’hôpital y est très suffisamment défini.

 A cela il faut ajouter la Charte de la Personne Hospitalisée, qu’on oublie souvent, qui a établi bien avant la nouvelle loi de santé - et maintenu lors de ses réactualisations - que « les établissements de santé assurent les examens de diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes en tenant compte des aspects psychologiques de chacun d’eux. »

 

II - ENSUITE Le « rôle du psychologue en psychiatrie »

 Définir un rôle du psychologue « en psychiatrie » parallèlement à un psychologue hospitalier constituerait un dévoiement de l’objet de la Psychologie à l’hôpital.

 Pourquoi ne définirait-on pas - selon les besoins du moment - le rôle du psychologue en neurologie ou en cardiologie …? Il faut souligner qu’une telle démarche ne prendrait sens qu’à la condition que le psychologue hospitalier soit déjà rentré dans le CSP : le psychologue exerçant en psychiatrie ne pourrait alors se soustraire à l’injonction d’y jouer les rôles qu’on lui attribuerait, y compris d’autres rôles que celui qui lui est actuellement dévolu par sa formation, ses missions, ses fonctions, ses compétences (et leurs limites).

Nous ne doutons pas que votre préoccupation quant au rôle du psychologue en psychiatrie soit purement conjoncturelle. D’ailleurs vous proposiez déjà dans votre Rapport qu’après une formation ad-hoc, les infirmiers, les médecins généralistes et les psychologues cliniciens prennent chacun une part des missions dévolues aux psychiatres, dont on sait qu’ils manquent cruellement.

Pour nous résumer et en conclusion

Il nous est demandé aujourd’hui de pallier les pénuries médicales, conséquences des numerus clausus que nous avons toujours combattus.

Les appels à s’adapter à la nouvelle organisation de la santé et aux nouvelles répartitions du soin ne concernent pas le psychologue, ni auxiliaire médical, ni inscrit au Code de la Santé Publique.

Je rappellerais que lors de l’élaboration de la dernière version de la Fiche métier à la DGOS, il a été décidé à la majorité de sortir la profession de la Famille « Soin ».

Aucune formation initiale ou « supplémentaire » ne fera jamais d’un psychologue un professionnel susceptible d’assister, seconder voire remplacer un psychiatre.

Par conséquent :

 FO récuse :

 - l’offre faite au psychologue de rentrer dans le CSP.

- l’idée de la définition d’un rôle du psychologue en psychiatrie que permettrait l’inscription au Code de Santé publique. A l’hôpital, les psychologues hospitaliers disposent d’un statut particulier et d’une circulaire. Ces textes suffisent à définir leur pré carré en termes de formations, diplômes et fonctions.

On EST psychologue hospitalier, on ne modifie pas ses objectifs, ses valeurs et ses compétences en fonction d’injonctions circonstancielles.

FO suggère que les modifications sur lesquelles le législateur aurait à se pencher de toute urgence pour le psychologue hospitalier sont :

- la titularisation des 6000 psychologues sous emploi précaire dans la FPH,

- les grilles indiciaires indigentes, scandaleusement inchangées depuis 1992 !

- et pourquoi pas élever au rang de décret ces malheureuses circulaires qui se succèdent depuis 24 ans et qui définissent le rôle et les fonctions du psychologue hospitalier au Titre IV…

 

Communiqué de l'Inter Collège IDF

 Chers collègues

A l’initiative de Monsieur Robiliard, député de l’Assemblée Nationale, s’est tenue le 2 septembre dernier une rencontre avec l’ensemble des syndicats et organisations professionnelles préoccupés par le devenir de la profession.

Suite à cette réunion, les coordinateurs qui ont participé à cette séance de travail ont adressé le courrier ci-joint à Monsieur Robiliard et à l’ensemble des participants. Ceci vous permettra d’en prendre connaissance avant notre prochaine réunion qui aura lieu comme prévu:

Le Vendredi 9 Octobre de 10h à 16h à Paris.

Etant donné l’importance de votre avis concernant l’avenir de la profession, nous vous espérons nombreux à cette réunion.

A la question posée par Monsieur Robiliard concernant la possibilité d’une entrée dans le code de santé afin de sauver la présence de la profession dans les hôpitaux, il a été répondu comme suit par les différentes organisations présentes :

CGT : En préalable à toute autre question, la CGT tient à rappeler qu’elle est opposée au projet de loi de santé actuel. Elle souhaite une évolution du cadre de la santé incluant l’approche psychologique afin qu’il ne soit pas seulement traité du point de vue médical. Elle fait d’autre part un lien entre la reconnaissance de la profession et le projet psychologique d’établissement.

SUD a souhaité évoquer le contexte dans lequel ces questions sont posées, en l’occurrence le management et le taylorisme qui s’est installé à l’hôpital. Concernant l’organisation de la profession, ils ont souligné leur préférence pour les collèges et leur opposition à l’idée d’un projet psychologique. Concernant l’entrée dans le code de santé, SUD considère comme douteux que les psychologues puissent être considérés comme des soignants stricto sensu. Tout au plus, pourraient-ils revendiquer « le prendre soin ». La nécessité du FIR a été réaffirmée.

●SIUERPP : n’est pas contre l’idée de rentrer dans le code de santé à certaines conditions. Il conviendrait de se décaler de la santé en tant qu’idéal tout en ne s’opposant pas radicalement à cette question. Cela implique que soit prise en compte la singularité de chaque cas par des personnes formées et qu’il puisse y avoir une reconnaissance de cette fonction sociale. Il serait important d’affiner une définition du soin psychique.

Le SIUERPP a rappelé les évolutions des diplômes universitaires et leur répartition en 5 mentions très larges. Deux d’entre elles concerneraient plus particulièrement les psychologues susceptibles d’être recrutés pour exercer des fonctions cliniques à l’hôpital : la mention « psychopathologie clinique d’orientation psychanalytique » et la mention « psychopathologie clinique de la santé ». Le SIUERPP a rappelé son désaccord avec cette dernière dénomination qui entraine une confusion des approches.

UNSA : souligne que la para médicalisation fortement crainte comme conséquence majeure de l’entrée dans le code est déjà installée de fait. Il rappelle que les psychologues dépendent généralement des responsables médicaux pour pouvoir exercer leur liberté d’action pourtant prévue par leurs textes statutaires. Vous trouverez en pièce jointe un texte de l’UNSA adressé à Denys Robiliard ainsi qu’aux participants de la réunion suite à la rencontre.

- penser qu'une inscription dans le code de la santé n’implique pas la para médicalisation. (Les aumôniers sont dans le code de la santé sans pour autant être des para médicaux.)

- continuer à proposer l'inscription de notre profession dans un livre spécifique du CSP ni médical ni paramédical (péri médical ?) en insistant sur la formation universitaire en sciences humaines qui doit absolument continuer à être dispensée en dehors des facs de médecines afin de garantir la pluralité des regards à l'hôpital. »

CFDT : n’est pas dans une position forcément hostile à l’entrée dans le code. Elle en souligne toutefois les dangers et insiste sur les précautions nécessaires à prendre (quelle formulation, quel emplacement dans le code ?....)

SNP a repris les termes de la consultation juridique qu’il a effectuée auparavant. Il souligne que la santé en France et le code sont construit par et pour le médical, dans un esprit strictement médical impossible à contourner. Il se pose la question d’une autre entrée dans le code qui partirait des usagers. Dans cet esprit, la réintroduction de la dimension psychologique devrait logiquement permettre de mettre en place un droit d’accès aux psychologues à tout usager qui en ferait la demande.

FO s’est montré fermement opposé de façon argumentée à l’entrée dans le code de la profession de psychologues dans le Code de la Santé Publique. Vous trouverez en pièce jointe l’argumentaire de FO.

Nous vous transmettrons également, avec leur accord, les différents documents des organisations syndicales qui concernent ce débat.

Martine Vial-Durand et Nathalie Zottner Pour L’Inter-collèges IDF

 

Invitation à débattre de l'avenir de la profession : 9/10/15 à Paris

Chers collègues,

 A l’initiative de Monsieur Robiliard, député de l’Assemblée Nationale, s’est tenue le 2 septembre dernier une rencontre avec l’ensemble des syndicats et organisations professionnelles préoccupés par le devenir de la profession.

Suite à cette réunion, les coordinateurs qui ont participé à cette séance de travail ont adressé le courrier ci-joint à Monsieur Robiliard et à l’ensemble des participants. Ceci vous permettra d’en prendre connaissance avant notre prochaine réunion qui aura lieu comme prévu:

Le Vendredi 9 Octobre de 10h à 16h à Paris.

Etant donné l’importance de votre avis concernant l’avenir de la profession, nous vous espérons nombreux à cette réunion.

03/08/2015

Un communiqué du SNP

Les psychologues ignorés par la commission des affaires sociales du Sénat

Les sénateurs ont adopté en commission un amendement supprimant le projet psychologique des établissements de santé au motif que "le code de la santé publique ne reconnaît pas de professionnels de la psychologie", comme si ni les patients consultant les psychologues, ni l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 définissant le titre de psychologue ni les plus de 55000 psychologues praticiens inscrits sur le répertoire Adeli n’existaient parce que le Code de la santé publique n’y fait pas explicitement référence.

 Cet amendement est une injure à la profession de psychologue, à chacun de ses praticiens qui exercent dans tous les champs de la santé publique : soins somatiques, obstétrique, gériatrie, santé au travail, médico-social, éducation, justice, etc., et à tous ceux qui les consultent.

 Nous appelons les députés à rétablir la disposition que cet amendement sénatorial vise à supprimer si celui-ci est adopté par les sénateurs en séance et à aller plus loin encore dans la reconnaissance des professionnels de la psychologie que sont les psychologues en dotant la profession des dispositions qui manquent à sa totale reconnaissance comme un code de déontologie opposable adossé à un Haut conseil des psychologues.

 

J. BORGY, secrétaire général du SNP

Le 24 juillet 2015

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Il n'y a pourtant rien d'illogique à l'argumentation des sénateurs qui en l'état fait semble-t-il appel à une cohérence juridique !

13/10/2014

Une association nous invite

aube portes ouvertes.jpg

17/09/2014

PETTION pour défendre la profession de psychologue menacée de disparition

Pétition nationale pour la profession de psychologue et la psychologie en France  Cliquez ici pour signer

 

En vue de la future loi de santé :

Organisations signataires, psychologues et citoyens français,

Nous voulons ici manifester :

1. notre refus de la surmédicalisation de la santé psychique des citoyens français : toute souffrance n’est pas une maladie, et la santé n’est pas l’apanage du domaine médical ;

2. notre refus de la subordination de l’intervention du psychologue à une prescription médicale : les psychologues ne sont pas des rééducateurs du psychisme ;

3. notre refus de faire payer aux citoyens français des consultations psychologiques non remboursées à l'hôpital, alors même qu’ils sont pris en charge par le service public hospitalier ;

4. notre refus de la précarisation des conditions d’exercice des psychologues dans les services de santé : le travail sur et par le psychisme exige de garantir un cadre spécifique ;

5. notre refus du sacrifice de la formation des étudiants futurs psychologues par un dispositif de gratification qui tend à les exclure des terrains de stage hospitaliers.

Nous exprimons :

1. notre volonté de voir inscrire dans la loi de santé un véritable projet pour la santé psychique des français, en donnant aux psychologues et à la psychologie la place qui leur revient ;

2. notre volonté que soit instaurée une représentation adéquate de la profession de psychologue dans les instances locales, régionales et nationales du système sanitaire ;

3. notre volonté que soit créée une véritable filière psychologique dans les établissements de santé, afin d’y garantir des conditions d’exercice adaptées au métier de psychologue ;

4. notre volonté de voir protégés les citoyens contre les mésusages de la psychologie par l’instauration d’un Haut Conseil des Psychologues ;

5. notre volonté de permettre aux citoyens français d’accéder à une consultation de psychologue aussi facilement qu’à une prescription de médicaments psychotropes.

15/09/2014

Conférence jeudi 18/09/14

En préambule à la formation pour les psychologues de l’EPSAN
sur le thème « La crise : quand ça crise, ça crée ? »  qui se déroulera en octobre 2014,

l’Association des Psychologues de l’EPSAN en partenariat avec l’EPSAN a le plaisir de vous inviter à la conférence-débat tout public :

 La crise : une étape créatrice d’organisation ?

 présentée par le Pr. Thierry NOBRE*

le jeudi 18 septembre 2014 de 18h à 20h

 à la salle de conférences de l’EPSAN

   *Professeur de Sciences de Gestion - Directeur du laboratoire HuManiS - Directeur de l’Executive MBA Management hospitalier et des structures de santé (MH2S), auteur de l’ouvrage « L'innovation managériale à l'hôpital : 14 cas de mise en œuvre » Collection: Santé Social, Dunod en 2013.

01/09/2014

Lettre à la ministre de la santé pour la profession de psychologue et la psychologie en France

Autre chose que la grève, ce courrier "anonyme" émanant de la Commission FPH du SNP. Anonyme, de l'aveu même du SNP, peut s'entendre comme le soutien à un texte qui lui même porte l'entête du SNP. Le but semble être de noyer le ministère de courriers, et.....?
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"Chères consoeurs et chers confrères,
A tous les citoyens,
 
C’est officiel : le ministère de la santé a fait savoir publiquement par l’intermédiaire de la DGOS que le projet de future loi de santé ne comporterait aucune disposition concernant les psychologues et la psychologie.
 
La préoccupation pour la santé psychique des français n’est donc toujours pas à l’ordre du jour, dans le pays le plus consommateur de médicaments psychotropes au monde.
 
Une véritable conception démocratique, économique et pluridisciplinaire de la santé ne peut faire l’impasse sur la psychologie et les psychologues, dont l’action est reconnue par les citoyens.
 
Si vous partagez notre vision humaniste de la politique de santé publique, prenez connaissance de la lettre anonyme ci-jointe, imprimez-la et envoyez-la à la ministre de la santé.
 
Soyons nombreux à manifester notre indignation et notre refus de subir une nouvelle loi de santé arbitraire !"
 
Commission de la Fonction Publique Hospitalière
SYNDICAT NATIONAL DES PSYCHOLOGUES
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                                                                      Madame Marisol TOURAINE
                                                       Ministère des Affaires sociales et de la santé
                                                                         14, avenue Duquesne
                                                                            75350 PARIS 07 SP
 
                                      LETTRE A LA MINISTRE DE LA SANTE
                 pour la profession de psychologue et la psychologie en France
 
 
                                                     Madame la Ministre,
Par la présente lettre, je vous exprime :
 
1/ mon refus de la surmédicalisation de la santé psychique des citoyens français : toute
souffrance n’est pas une maladie, la santé n’est pas l’apanage du domaine médical ;
 
2/ mon refus de la subordination de l’intervention du psychologue à toute prescription
médicale : les psychologues ne sont pas des rééducateurs du psychisme ;
 
3/ mon refus de faire payer aux citoyens français des consultations psychologiques non
remboursées alors même qu’ils sont pris en charge par le service public hospitalier ;
 
4/ mon refus de la précarisation des conditions d’exercice des psychologues dans les services
de santé : le travail sur et par le psychisme exige de garantir un cadre spécifique ;
 
5/ mon refus du sacrifice de la formation des étudiants futurs psychologues par un dispositif
de gratification qui tend à les exclure des terrains de stage hospitaliers.
 
Par la présente lettre, je vous exprime :
 
1/ mon souhait de voir inscrire dans la loi de santé un véritable projet pour la santé psychique
des français, en donnant aux psychologues et à la psychologie la place qui leur revient ;
 
2/ mon souhait de voir instaurer une représentation adéquate de la profession de psychologue
dans les instances locales, régionales et nationales du système sanitaire ;
 
3/ mon souhait de voir créer une véritable filière psychologique dans les établissements de
santé, afin d’y garantir des conditions d’exercice adaptées au métier de psychologue ;
 
4/ mon souhait de voir protégés les citoyens contre les mésusages de la psychologie par
l’instauration d’une instance nationale de régulation de la déontologie des psychologues ;
 
5/ mon souhait de permettre aux citoyens français d’accéder à une consultation de
psychologue aussi facilement qu’à une prescription de médicaments psychotropes.
 
                                                                                             Le 25 août 2014
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25/08/2014

Une rentrée cruciale pour l'avenir de la profession de psychologue en France

Communiqué de l'intersyndicale SIUEERPP, SNP, UNSA, et CFDT

samedi 20 septembre prochain,
de 14h30 à 17h,
à la Maison de La Salle
78A rue de Sèvres
75007 Paris.

04/08/2014

Appel de J. Borgy du SNP à une rencontre pour défendre la profession le samedi 20 septembre à PARIS

Jacuqes BORGY du SNP propose d'axer la défense de notre profession en faisant pression sur le parlement qui discutera de la loi de santé début 2015, il faut donc se mobiliser avant. Il propose en tant que secrétaire général du SNP une rencontre le

samedi 20 septembre de 14h30 à 17h00 à la Maison de La Salle 78A
rue de Sèvres 75007 PARIS

Lettre du SNP

(Le rapport Robiliard figure dans la colonne à droite)

30/07/2014

Appel des psychologues de l'UNSA : "Indignons-nous et opposons nous à la médicalisation de la psychologie ! Mobilisons nous contre la disparition des Sciences Humaines à l’hôpital !"

Merci aux collègues de l'UNSA qui ont cru jusqu'au bout qu'il était possible de négocier avec la DGOS et le ministère. En espérant que cette prise de conscience ne sera pas trop tardive et permettra enfin une mobilisation de l'ensemble de la profession et des syndicats voici le compte-rendu de la dernière réunion de "négociation".

Psychologue à l’Hôpital : Une profession menacée !

30/05/2014

Appel à la grève et à la manifestation nationale des psychologues du 19 juin 2014

RDV A PARIS LE JEUDI 19 JUIN 2014 

POUR UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE 

DANS LE CADRE DE LA GREVE 

Rassemblement à 13h Place de la Catalogne Paris 14ème

 

Tract commun de SUD et SOLIDAIRE

Appel à la grève du Syndicat National des Psychologues

Tract commun de l'intersyndicale CGT, SUD, FO  et CFTC

"Le retour des Contrats à Durée Indeterminée dans la FPH"

courrier de la direction des ARS de Bourguogne

reponse_ars_aux_psychos_mars_2014.pdf

28/05/2014

Prochaine réunion de l'intercollège le 6 juin 2014 de 10h à 16h à Paris

CR de la réunion des inter-collèges qui a eu lieu à Paris en mars.

25/04/2014

Des psychologues de la fonction publique en grève contre la précarité

Cet article de Libé qui fait état de la grève des pqychologues du jeudi 10 avril indique que : "Selon les syndicats, près de 60% des psychologues exerçant en hôpital ou dans les collectivités territoriales sont touchés par la précarité, notamment en raison du statut de contractuel qui concerne une grande partie d'entre eux"

Lire l'article...

 

21/01/2014

La santé mentale et l’avenir de la psychiatrie

La santé mentale et l’avenir de la psychiatrie

COMMUNIQUÉ du SNP SUR LE RAPPORT SANTE MENTALE ET AVENIR DE LA PSYCHIATRIE

EXTRAIT

Un rôle accru pour les psychologues cliniciens

Le recours au psychologue en premier recours pourrait être favorisé. Cela permettrait une première prise en charge, quitte, si la nécessité en était constatée, à organiser à bref délai une consultation chez un psychiatre. Il sera, par ailleurs, peut-être plus facile pour certains patients d’accepter de rencontrer un psychologue plutôt qu’un psychiatre, profession d’emblée associée au traitement de la folie.

En pratique, de nombreux psychologues pratiquent déjà des psychothérapies dans les CMP. Un quart de celles-ci, selon M. Jacques Borgy du Syndicat national des psychologues, sont réalisées par les psychologues (200).

Ces professionnels s’inscrivent dans une démarche complémentaire. De par leur formation en sciences humaines, ils traitent de l’individu mais aussi de son environnement et peuvent travailler également avec la famille.

Votre Rapporteur préconise de reconnaître un rôle aux psychologues cliniciens en premier recours et d’examiner la possibilité et les modalités d’une prise en charge de leur exercice par l’assurance maladie (proposition n° 25).

08/01/2014

Intercollège alsacien du 4 février 2014

Objet : Intercollège

     Chers collègues,

     L'année 2013 s'achève, laissant notre profession dans de nombreux questionnements, notamment au sujet de l'expérimentation de structuration qui sera mise en place sur le plan national.

     Au niveau régional, il semblerait que seuls quelques hôpitaux entrent dans ce projet. Mais il paraît primordial que tous les collèges puissent s'exprimer sur le sujet et que nous puissions réfléchir tous ensemble aux enjeux qui sous-tendent ce projet et à sa mise en place locale.

     Il est entendu que l'ordre du jour ne doit pas s'arrêter à la question de l'expérimentation, et tout autre point est le bienvenu.

     Bien cordialement

le collège des psychologues du CH de Mulhouse
  

     Mardi 4 février 2014, de 14h à 17h 
     Salle de réunion DSET - Pav 29 (2è étage) 
     Hôpital du Hasenrain (87 av d’Altkirch, 68100 Mulhouse)

                                                                                                                    c'est Ici

SULISOM (Subjectivité Lien Social et modernité)

Pour info

L’EA 3071 ouvre ses séminaires de Master 2 recherche aux professionnels de 18h à 19h30 à l’amphi Viaud de la Faculté de psychologie. La thématique proposée pour 2013 – 2014 est :Pourquoi des enfants

Les transformations sociales et familiales actuelles ont contribué à modifier la place de l’enfant au sein de la famille et de la société : si sa place a été à la périphérie de la famille, aujourd’hui l’enfant est fortement idéalisé et devient le lieu illusoire de l’accomplissement de ses parents. Parallèlement un modèle de plus en plus normé et exigeant de l’être parent se dessine et entraine une responsabilisation parentale accrue.

Des enfants pourquoi ? Pour qui ? A qui appartiennent-ils ? interroge tout récemment Martine Segalen

Comment la théorie analytique nous oriente-t-elle pour penser ce qui se formule dans le champ social en termes de droits (droits de l’enfant, droits à l’enfant), en termes de modèles parentaux ? Qu’en est-il du désir d’enfant et de la transmission de la vie ? C’est ce que nous proposons de mettre au travail au cours de ces deux prochaines années

  • Vendredi 11 octobre 13, Amphi Viaud : La conférence de Jean-Pierre Durif-Varembont, Maître de conférences HDR en psychologie et psychopatho-logie cliniques, Lyon 2.,  sur « Qui fait famille, l’enfant ou les parents ?« 
  • Jeudi 28 novembre 13, Amphi Lagache : La conférence de Mary Plard, Avocate au barreau de Nantes,  sur « Liberté, Egalité, Paternité ?« 
  • Jeudi 30 janvier 14, Amphi Lagache : La conférence de Claire Metz, Maître de conférences HDR en psychologie clinique, ESPE, Strasbourg  sur : « La place paradoxale de l’enfant
    témoin de violences conjugales. »
  •  Jeudi 13 février 14, Amphi Lagache  : La conférence de Israël Nisand, Pr de Gynécologie-obstétrique Responsable de Pôle au CHU de Strasbourg,  sur « Elles accouchent sans avoir été
    enceintes »
  • Jeudi 13 mars 14, Amphi Viaud: La conférence de Francine Renault, Psychologue clinicienne ayant exercé à l’ASE du Bas-Rhin, Strasbourg, sur : « La professionnalisation des  » mères d’accueil »: une nouvelle donne pour l’enfant confié ?« 
  • Jeudi 17 avril 14, Amphi Lagache : La conférence de Marie-Claude Casper, Maitre de conférences HDR en psychologie et psychopatho-logie cliniques, Strasbourg,  sur : « Etre parent : du pourquoi au comment… »

10/10/2013

Pour arrêter de fumer

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08/10/2013

Journée Mondiale de la douleur au CHE

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03/07/2013

UFMICT-CGT communique : "Entretien annuel professionnel Entreprise de démolition du statut"

Entretien annuel professionnel Entreprise de démolition du statut

Deux nouveaux textes encadrent l'entretien annuel professionnel pour les agents titulaires et contractuels. 

Le Décret du 2010-1153 du 29 sept 2010 entretien professionnel et la Circulaire 

N°DGOS/RH4/2012/14 du 12 janvier 2012 relative à la mise en en œuvre de l'expérimentation de l'entretien professionnel dans la FPH. 

La phase d'expérimentation a été repoussée jusqu'à fin 2013, le décret s'appliquera dès 2014. Nous constatons malheureusement que ce décret s'applique déjà dans certains établissements sans aucune demande d'avis préalable en CTE et sans indiquer la nature profonde de ce changement. A la suppression de la note administrative tant décriée, le nouveau cadre règlementaire de l’entretien professionnel est un remède pire que la maladie. 

Idéologie de ces textes : l'esprit de ces textes est celui du rendement et de la rentabilité au sein d'une gestion managériale qui nie le statut de fonctionnaire. L'idéologie sous-jacente promeut la compétition, exacerbe la rivalité, l'individualisme entre les agents au dépend d'un travail d'équipe pluri-professionnel et du service public. 

Contexte : la loi HPST donne tout pouvoir au directeur qui peut déléguer aux responsables des pôles qui eux-mêmes peuvent déléguer aux médecins de proximité ou responsables d'unité. Cette organisation hiérarchique est désignée sous le vocable : pilotage de l’hôpital. 

Le décret mentionne dans son article 3, puis précisé dans la circulaire que « l’entretien professionnel annuel a pour finalité l’évaluation par le supérieur hiérarchique direct des résultats professionnels de l’agent, au travers d’objectifs définis et des compétences établies au cours de l’année écoulée. » 

Expérimentation : Dans les établissements où cette circulaire est déjà appliquée à titre expérimental, l'entretien peut se dérouler sur plus d’une heure, il se compose : 

- d'une auto évaluation qui consiste à remplir une grille d'auto évaluation 

- d'un entretien avec son supérieur hiérarchique qui aboutit à une note de A à D. Cet entretien commence par l'évaluation des objectifs atteints ou non de l'année passée, il se poursuit sur « le savoir être » et « savoir faire » et se termine par les objectifs à atteindre pour l'année à venir. La fonction FIR entre dans ce cadre ainsi que la formation professionnelle continue. 

Réaction : les psychologues ne peuvent accepter ce dispositif de l'entretien professionnel annuel qui inscrit un paradoxe majeur avec leur statut. Leur mission est de prendre en compte la dimension psychologique au sein de l'hôpital hors prescription médicale tant auprès des patients que des équipes. 

Discussion : attention au terme évaluation qui est un mot valise. Dans cette nouvelle réglementation ce mot prend la valeur de contraindre les psychologues à devenir des techniciens, des exécutants de tâches et d’objecti fixés par des directives données par des médecins-gestionnaires. Les psychologues sont des cadres de conception dont la compétence est issue de connaissances théoriques de haut niveau acquises à l’université et sans cesse réactualisées. 

Le danger :

pour les psychologues serait d’expliquer son travail clinique à un « responsable médical » qui n’a nul compétence, ni la légitimité ni le statut pour porter un avis qualitatif sur son travail. 

Propositions : la Fonction FIR constitue le cadre de l’évaluation continue des activités cliniques qu’il s’agit de défendre ardemment. La circulaire d'avril 2012 indique dans le volet administratif que les psychologues participent avec la DRH à la mise au point d'une grille de lecture de la fiche institutionnelle d'évaluation adaptée à la profession. 

Seule la délégation du pouvoir de nomination au directeur des ressources humaines, filière administrative dans laquelle les psychologues sont inscrits est en concordance avec le respect du statut des psychologues du décret de 91 précisé par la circulaire de 92.

Ce que nous défendons

L’évaluation dans sa définition règlementaire ne doit porter que sur les missions pour lesquelles les psychologues sont employés et auxquelles ils répondent. Le déroulé du travail clinique individuel et collectif doit trouver un autre cadre pour s’échanger : par exemple celui du projet psychologique de l’établissement (à négocier) dans lequel les psychologues devront partager leurs propositions avec celles de leurs collègues médecins et de la direction des soins. 

Refusez tout entretien professionnel annuel avec un cadre de santé, avec un médecin responsable d'unité ou avec le responsable de pôle et demandez collectivement un entretien à la direction des ressources humaines (lettre type par exemple). Exigez des négociations avec la direction avant toute autre démarche ! 

Fédération de la santé et de l’Action Sociale

Case 538  93515 MONTREUIL Cedex  Tél. : 01 55 82 87 57  Fax : 01 48 18 29 84 

BOURSE NATIONALE DU TRAVAIL  263, rue de Paris, MONTREUIL  Métro : Porte de Montreuil 

Site internet : www.sante.cgt.fr/  e-mail : ufmict@sante.cgt.fr

18/06/2013

Expérimentation : urgent ! A lire cette analyse d'Emmanuel GARCIN

Interrogations sur l’expérimentation des regroupements de psychologues 

Pourquoi maintenant, avec quelles arrière-pensées, 
avec quelles perspectives et avec quelle marge de manœuvre ?
 
 La paralysie du soupçon 
 
 Dans toutes les discussions sur l’actuelle expérimentation, se fait jour une interrogation
suspicieuse sur les intentions réelles de l’administration centrale. Et l’absence d’éléments de
réponse complique les prises de position, voire conduit à un refus d’engagement puisque les
termes du débat et donc la nature des enjeux ne sont ni clairement ni complètement exposés.
Les choses se passent comme si les professionnels se partageaient entre ceux qui craignent de
ne rien faire et de laisser passer une opportunité, et ceux qui craignent, en s’engageant dans
l’expérimentation, d’encourager ou de précipiter des options qui ne sont pas les leurs. Si l’on
n’y prend garde, le clivage entre les favorables et les réticents va tourner à la querelle des
« pro » contre les « anti ». Ce qui ne fera l’affaire ni des professionnels, ni du ministère de la
santé, ni des établissements. 
 
La réponse au « pourquoi maintenant ? », qui est la même que celle de l’élucidation des
« arrière-pensées », est presque triviale. C’est pour rendre possible la gestion et en particulier
l’évaluation des psychologues. En effet, il faut savoir que depuis de longues années, le grand
œuvre de la Fonction Publique est de renforcer son efficacité en terme de gestion des agents
en assouplissant les cadres réglementaires et statutaires. D’où le passage de la notion de
qualification à celle de compétence. Avec le cortège d’acquisition de compétences, de
transfert de compétences, de validation des compétences… D’où également le passage de la
mécanique de la notation au  processus de l’évaluation. Bien entendu sur la base… des
compétences. 
 
Pour ce qui concerne le passage de « profession » référée à une « qualification », à un
« métier » qui se décline en « compétences », c’est d’ores et déjà opéré par… la fiche métier.
C’est pourquoi la troisième version de celle des psychologues de la FPH figure en annexe de
la dernière circulaire en vigueur. Mais pour ce qui concerne l’évaluation des psychologues,
c’est une autre affaire, car pour l’organiser il faudra à un moment ou à un autre passer par la
voie de la réglementation. Mais produire de la réglementation en matière de psychologues,
c’est s’exposer au risque de la censure de la justice administrative, à laquelle les psychologues
ont pris l’habitude de recourir à chaque fois qu’ils l’ont estimé nécessaire. 
 
L’impossibilité de définir un N+1 
 
La difficulté, concernant l’évaluation des psychologues, peut se décrire ainsi. Pour évaluer un
agent, il faut un évaluateur. Ce que le langage administratif nomme un N+1, un agent d’un
grade hiérarchique directement supérieur. Et de surcroît il faut définir un évaluateur dont la
légitimité ne risque pas d’être contesté aussi bien en droit qu’au quotidien sur le terrain. Et
être légitime en matière d’évaluation, c’est être en capacité de se prononcer sur des
connaissances, des méthodes, des acquis, que l’on maîtrise soi-même. Or les connaissances et
les méthodes des psychologues sont issues de leur cursus de faculté de sciences humaines,
c’est-à-dire totalement indépendant et étranger aux directives du ministère de la santé.

Cela dit par différenciation d’avec les cursus des facultés de médecine et les programmes de
formation des infirmiers et des autres professions de santé. 
 
A ce point du développement, rappelons que c’est « par usage » et non par un effet de droit
positif que les chefs de service ou chefs de pôles notent les psychologues. Car comme nous
l’avons vu, réglementer l’affaire dans ce sens comporterait un risque juridique certain. Reste
donc comme seul N+1 légitime, le Directeur, puisqu’il est l’autorité, investie du pouvoir de
nomination, et à ce titre également investi du pouvoir de notation. Mais que pourrait-il évaluer
de façon pertinente, autre que des critères de type administratif ? La seule solution est donc de
faire évaluer les psychologues par… des psychologues. Mais c’est chose impossible à l’heure
d’aujourd’hui faute de l’existence d’un grade hiérarchique, d’un N+1, dans ce corps. 
 
Le choix, par défaut, du ministère 
 
Examinons les perspectives actuelles pour l’administration centrale. 
- Faire évaluer les psychologues par le directeur. Peu satisfaisant et fort difficile
concrètement. 
- Créer un grade hiérarchique dans le corps des psychologues. Pour éviter de heurter
frontalement les psychologues, avait été tenté la mise sur pied d’une sixième année,
d’accès limité par numerus clausus déterminé par le ministère de la santé, en milieu
hospitalier et selon un modèle conçu par le ministère de la santé. Prolégomènes
évidentes à une fonction d’encadrement, mais restées sans suite. Dans la même
logique, le rapport de la mission Couty de 2009 recommandait expressément aux
psychologues d’opter pour un « statut de professionnel de santé », probablement afin
de pouvoir légitimement les faire gérer par le Directeur des Soins, responsable des
professions de santé de la filière infirmière et paramédicale.  
- Faire émerger cette fonction à partir des regroupements de psychologues. C’est la
solution retenue, ainsi que le montre la circulaire rendant possible l’expérimentation
de ces regroupements. 
 
Excluant le passage en force, le ministère de la santé a donc choisi de lancer le débat de
l’expérimentation, en s’efforçant néanmoins de l’orienter dans le sens qui lui convient. A n’en
pas douter, il arrêtera sa position définitive en fonction des réactions du terrain. 
 
Les options des psychologues 
 
Examinons maintenant les perspectives pour les psychologues face à cette situation inédite. 
- Ne pas s’engager dans l’expérimentation. Tendance assez forte rassemblant des
indécis perplexes et en particulier les plus soupçonneux à l’endroit des visées réelles
de l’administration centrale. Cette position comporte le paradoxe de laisser le champ
libre par faute de proposition alternative, à ceux qui préconisent des solutions jugées
défavorables. 
- Soutenir le principe d’un coordonnateur « désigné », et donc permanent. C’est une
tendance assez forte du côté des organisations, bien qu’elles s’entourent des
précautions oratoires de rigueur pour ne pas braquer définitivement les professionnels.
Dans un délai assez court, cela revient à la création d’un grade hiérarchique, un N+1,
par nomination. 
- Maintenir la logique collégiale avec le principe d’élections, qui a prévalu jusqu’à
présent. C’est d’autant plus envisageable que les collèges ne procèdent pas autrement
depuis leur origine. Pour autant, cela ne permet pas d’échapper à l’instauration d’un N+1.

Par contre, il serait élu au lieu d’être nommé. Avec un mandat éventuellement
renouvelable. Et autant que possible en faisant le choix de deux élus pour s’acquitter
de ces tâches délicates. 
 
L’avantage de cette dernière option est d’éviter la personnalisation de la fonction
hiérarchique, puisqu’il y a possibilité de renouveler par élection à échéance régulière les
tenants de la fonction. 
 
Pour conclure, nous souhaitons faire connaître notre conviction que la Fonction Publique en
général, et la Fonction Publique Hospitalière en particulier, préférerait renoncer aux
psychologues comme certains signes l’indiquent, plutôt que de renoncer à introduire un N+1
dans cette profession. Sans oublier que les psychothérapeutes, dont le cursus répond à un
cahier des charges produit par le ministère de la santé, pourraient donc intégrer, plus aisément
que les psychologues d’aujourd’hui, « les professions de santé ».  
 
Emmanuel Garcin
20 Mai 2013 
 
 
Pour la CGT, c’est le coordonnateur – nommé par le directeur dans le premier projet, coopté
ou élu par les psychologues dans le rectificatif – qui « met en œuvre les missions dévolues à
cette structuration » : projet psychologique et bilan annuel d’activité, gestion de la fonction
FIR, participation au recrutement et élaboration de la fiche d’évaluation. 
 
La lettre des psychologues. UFMICT-CGT. N° 19 et n° 19 bis – rectificatif – de Mars 2013. 
 
Pour le SNP, le « psychologue responsable de la structure de psychologie est un intermédiaire
indispensable à l’inscription des psychologues dans la ligne hiérarchique directement
rattachée au directeur d’établissement ». « Il bénéficie de la délégation fonctionnelle
nécessaire à son intervention dans le recrutement et l’évaluation ». 
 
Structuration institutionnelle : enjeux et perspectives. C° FPH du SNP – 25 Mars 2013.